mardi 10 mai 2011

Fantasy Baseball

Même la presse sérieuse est noyautée par les geeks aujourd'hui!
La preuve avec cet errata publié par le New York Times au sujet d'un de leurs articles issu de la section sport :

"Une erreur s'est glissée dans la section baseball de dimanche dernier, donnant une origine erronée au nom Orcrist Fendeuse de Gobelins, que le pitcher des Mets R.A. Dickey a donné à l'une de ses battes. Orcrist n'est pas, contrairement à ce que dit Dickey, l'épée que manie Bilbo dans les Monts Brumeux ; Orcrist était l'épée de Thorin Ecu de Chêne (l'épée de Bilbo s'appelait Dard)"
C'est clair qu'on ne pouvait pas laisser passer une telle erreur, ça aurait été honteux.
Et juste pour info, la deuxième batte de Dickey s'appelle Hrunting, comme l'épée de Beowulf. L'histoire ne dit pas laquelle de ses deux battes magiques a les meilleures stats :)

vendredi 6 mai 2011

Conan : le premier trailer

Aujourd'hui est sorti le premier vrai trailer officiel pour le Conan de Marcus Nispel. C'est mieux que ce à quoi je m'attendais, y'a du gros monstre dégueu, du beau décor pseudo-antique, des méchants très très méchants et du barbare huilé en veux tu en voilà, bref ça a l'air bien détente mais ça a encore un bon potentiel de SolomonKane-itude.



Je reste toujours moyennement convaincu par Momoa en Conan, mais si par miracle j'arrive à trouver une salle qui ne le passe pas en 3D je me fendrais peut-être d'un billet pour aller le voir sur grand écran (même si pour ça il faudrait déjà que le film arrive à sortir autrement qu'en DVD de ce côté-ci de l'Atlantique)

vendredi 22 avril 2011

Des rolistes dans ta radio


Le week-end dernier votre serviteur a participé à une expérience inédite et surprenante, une partie de Jeu de rôles en direct à la radio.
Invité par mon compère Shylock, je me suis rendu dans les locaux de Fréquence Geek, webradio dédiée à tout ce qu'on aime sur ce blog, pour intervenir dans le cadre de leur émission du samedi soir Rôle N'Geek.
Pendant deux heures, on y parle que de Jeu de rôles avec une partie news et critiques pour commencer suivie du plat de résistance, une vraie partie de JdR en direct!
Pour l'occasion Shylock avait ressorti ses bonnes vieilles recettes qui avaient fait les beaux jours de sa campagne de SpaceMaster, un brin de Star Wars, un soupçon de Cowboy Bebop et surtout une bonne dose d'Alien pour corser le tout. On est certes en terrain connu me direz-vous, mais pour une partie qui finalement ne dure qu'un peu plus d'une heure, ça vaut mieux puisque tout le monde a pu sauter dans son perso sans se poser de questions au bout de cinq minutes de présentation de la situation.

Si vous avez un peu de temps devant vous et que vous voulez voir à quoi ça ressemble, l'émission devrait être disponible en podcast sur frequencegeek.com.

Dites nous ce que vous en avez pensé et en attendant un grand merci à l'équipe de Fréquence Geek de nous avoir reçu et bravo pour tout le temps et l'énergie qu'ils consacrent à faire vivre notre communauté.

Little Thor is Little

Tout le monde a vu et a adoré la meilleure pub du Superbowl de cette année mettant en scène un jeune fan de Darth Vader essayant désespérément de faire péter ses powers du côté obscur sur tout ce qui lui tombe à portée de main.



Surfant sur le succès international de ce spot (C'est tellement mignon et marrant que même ma mère est fan alors que c'est sûrement la personne la moins geek de l'univers), Marvel nous en propose une parodie pour faire la promo de Thor juste avant la sortie. Remake plan par plan de l'original, cette version a évidemment moins d'impact que son modèle mais m'a quand même arraché un sourire par quelques petits détails planqués de ci de là (comme le nom du chien par exemple).



En tout cas ça fait le buzz cette semaine et c'est déjà pas mal.

vendredi 1 avril 2011

Waooow !

Votre journaliste d'investigation a dégoté sur le blog de Hugin & Munin ce super article sur les jeux de rôle en Russie.

Les jeux de rôle à travers le monde - 1 : l'URSS

En faisant des recherches pour un projet secret, nous sommes tombés sur un site russe de jeux de rôle, www.rolistkaia.ru, l'équivalent russe du Grog. L'un des articles nous a semblé intéressant, et nous en proposons ici - avec l'aimable autorisation des webmasters - une traduction, réalisée en grande partie avec Google.

Nous connaissons tous Piotr Patenko, le génial scénariste de la série télévisée de notre enfance Granitsa 76 (Frontière 76) qui racontait les aventures intersidérales du capitaine Litchenovitch et de son équipage à bord du Nosenko. Nous avons tous tremblé alors qu'ils dérivaient dans l'espace infini à la recherche d'une gisement de stalinium capable d'alimenter le puissant atomico-propulseur ou qu'ils affrontaient les terribles Inostrannyh qui tentaient d'envahir les planètes contrôlées par le Præsidium. Ce que l'on sait moins sur Piotr Patenko, c'est d'où provient cet imaginaire qui a forgé notre science-fiction télévisuelle russe. C'est dans les studios de la mythique Russkino, alors qu'il dirige le tournage du très attendu Tysyachi Solnts (Mille soleils), qu'il a accepté de répondre à nos questions.


Rolistkaïa : Est-il vrai que vous avez vécu aux USA quand vous étiez adolescent ?
Piotr Patenko : C'est exact. Mon père était diplomate et nous avons vécu à New York pendant quatre ans. J'ai débarqué là-bas à l'âge de 11 ans et comme nous n'avions pas le droit de fréquenter des enfants non-russes, j'ai pratiquement eu les yeux rivés sur la télévision américaine pendant ces quatre années. C'est en regardant Star Trek que j'ai appris la grande majorité de mon vocabulaire anglais, ce qui n'a pas toujours été facile pour me faire comprendre les rares fois où j'étais autorisé à parler avec de vrais new-yorkais.

R : On raconte souvent que c'est vous qui avez ramené la première cassette vidéo de La guerre des étoiles en URSS, est-ce également vrai ?
PP : (rires) Non, c'est totalement faux. Pour être franc je n'ai même pas vu ce film tandis que j'étais en Amérique. Ce n'est que bien plus tard que j'ai pu le voir chez un ami qui possédait une copie allemande. En revanche, je crois être le premier à avoir rapporter une boite de Dungeons & Dragons à Moscou.

R : Vous pouvez nous en dire plus ?
PP : Oh, c'est bien simple, quand mon père nous a annoncé que nous devions rentrer au pays, je me suis précipité dans un magasin de la 8e avenue qui débordait de jeux en tout genre. Je crois qu'il s'appelait Game on you ou quelque chose du genre. Je voulais absolument ramener un truc très américain pour impressionner mes amis moscovites. Et sur une étagère, il y avait cette boite étrange, avec un dragon vautré sur un tas d'or, un magicien en train d'incanter un sort avec sa baguette et un guerrier en armure de plates prêt à tirer à l'arc... J'ai tout de suite su que ça allait faire jaser à Moscou si j'arrivais à ramener cette boite avec moi.


R : Et les services diplomatiques vous ont laissé importer un tel objet ?
PP : Le plus dingue, c'est que oui. À l'époque, ça ne m'avait pas étonné, mais avec le recul, je me rends bien compte que c'était un délit qui aurait pu coûter cher politiquement à mon père. Je ne m'explique toujours pas comment la boite a pu passé sous le radar des censeurs. C'était soit une faute d'inattention soit que le fonctionnaire qui l'a regardé ne comprenait pas l'anglais. Mais au final, quand j'ai déballé ma valise à Moscou, la boite était bel et bien là.

R : Avez-vous maîtrisé des parties de D&D ?
PP : Plusieurs parties, même. Mais ça a été compliqué à mettre en place. Déjà, les règles faisaient allusion à des d4, d6. d8, d10, d12 et d20, mais ces dés n'étaient pas vendus avec la boite. Par chance, j'avais vu ces dés bizarres dans la fameuse boutique de jeu sur la 8e avenue, donc je savais à quoi ils ressemblaient. Mais j'ai dû passer des semaines à tailler des dés en bois, et je dois bien vous avouer qu'ils n'étaient pas équilibrés. Mais comme j'en avais qu'une seule série, je les utilisais autant que mes joueurs, donc au final personne n'était désavantagé.
Non, le plus difficile a été de trouver un équivalent slave pour chacune des races du livre de règles. C'est que Tolkien n'était pas publié en Russie, à l'époque. Alors j'ai passé beaucoup de temps à trouver des correspondance entre les créatures de D&D et nos légendes. J'ai dû remplacé les dryades par des aykas, inventer des caractéristiques pour les chichigas, adapter les règles sur les fantômes à nos giozas... Un travail de titan.

R : Mais vous avez fini par lancer votre première partie ?
PP : Oui, mais ça a été très compliqué. Et je ne parle pas de convaincre mes copains de venir dans la datcha de ma grand-mère pour jouer à un jeu américain, ils se seraient battus pour pouvoir jouer avec moi. Non, le plus laborieux a été d'expliquer les règles à mes joueurs. À l'époque, il n'y avait officiellement aucune criminalité en Russie, les crimes étaient des déviances bourgeoises qui ne se produisaient qu'à l'ouest. Mes joueurs ne comprenaient donc pas que l'on puisse jouer un voleur. Être récompensé pour chaque pièce d'or dérobées, c'était impensable. Pareil, un prêtre qui obtenait des pouvoirs en révérant des dieux, comment pouvait-on accepter ça ? Mes joueurs trouvait que D&D était le jeu le plus illogique qui soit.

R : Au final, comment avez-vous fait pour jouer avec eux ?
PP : C'est simple, j'ai dû réécrire les mécanismes de jeu pour qu'ils collent à notre réalité de l'époque. Ainsi je ne distribuais pas de points d'expérience à la fin du scénario, je donnais au début de la partie des objectifs de points d'expérience à atteindre. Je leur disais « Dans ce donjon-là, vous devez accumuler 2 500 XP, sinon vous n'augmenterez pas de niveau ».

R : Vous étiez donc un MJ très exigeant ?
PP : MJ ? De mon temps, on disait plutôt Premier secrétaire, vous savez. Mais oui, j'étais strict, mais c'était pour mieux les motiver dans une saine émulation. Je me souviens d'un des mes joueurs, Alekseï S., qui en l'espace d'un seul scénario a obtenu 14 fois le quota prévisionnel de points d'expérience que j'avais fixé. Il est monté de 6 niveaux en un seul donjon, c'était extraordinaire. Lors de la partie suivante, ils voulaient tous rééditer son exploit et se donnaient à fond.

R : Et quel genre de scénarios faisiez-vous jouer ?
PP : C'est loin, vous savez. Trente ans... J'ai le souvenir d'avoir imaginé un empire vaste et uni dont les joueurs incarnaient les défenseurs. Ils luttaient contre les menaces comme des accapareurs qui tentaient de spolier le peuple. Des monstres horribles traversaient les frontières, grimpaient en haut de la muraille isolant le pays et menaçaient l'empire de manière insidieuse. C'était épique. Des fois, les joueurs devaient enquêter dans un village suite à une dénonciation, c'était plus subtil. Je ne sais pas trop où j'allais chercher tout ça.

R : Pour terminer, avez-vous pratiquez d'autres jeux de rôles par la suite ?
PP : Arf, non. En 1984, un de mes joueurs a rapporté d'Amérique un autre jeu intitulé Paranoïa. Dans ce jeu-là, il n'y avait aucun imaginaire, les joueurs ne pouvaient pas s'évader du train-train quotidien en jouant des aventures incroyables. C'était comme nous incarner nous-même et vivre nos vies ordinaires. Ça m'a vraiment déçu du jeu de rôles et j'ai arrêté de jouer à cette époque-là.

jeudi 20 janvier 2011

That 70's Shaw

Après qu'un premier visuel peu engageant ait fuité soit-disant par accident des studios de la Fox, Matthew Vaughn, le réalisateur de X-Men : First Class, a piqué une grosse colère et a exigé qu'on autorise immédiatement la diffusion d'autres images inédites du film qui correspondent plus à la vision qu'il a de son oeuvre pour faire taire la rumeur qu'il était en train de pondre une bouse du même acabit que X-Men 3 et autre Wolverine.
Au contraire, ces nouveaux clichés montrent une direction assez surprenante pour la franchise puisque qu'il s'agit bien d'une prequel ayant lieu 30 ans avant le premier film, ce qui explique le look définitivement seventies des personnages.Les méchants de l'époque seront a priori le Club des Damnés dirigés par Sebastian Shaw (Kevin Bacon) et Emma Frost (January Jones).
Quant au coeur de l'intrigue, elle devrait tourner autour de la naissance de la rivalité de Magneto et Xavier au fur et à mesure que leurs visions du monde s'éloignent l'une de l'autre.
La rumeur prétend également qu'il ne s'agirait que de la première partie d'une trilogie qui devrait combler les trous de la continuité amorcée par les premiers films et montrer comment Magneto est devenu l'impitoyable ennemi de l'humanité qu'on connait.

Lord of the Clix

WizKids vient d'annoncer que la première nouvelle licence à venir étendre la gamme Heroclix sera Le Seigneur des Anneaux!!

Dans la deuxième moitié de 2011 devrait donc sortir une extension parfaitement compatible avec le reste de la gamme Heroclix avec une sorte de gros starter ajoutant des règles de campagne spécifique à l'univers de Tolkien et une série de boosters contenant l'habituelle sélection aléatoire de figs, sachant que pour commencer on ne verra que 20 personnages différents.
Un peu plus tard sortira un deuxième jeu réutilisant certaines des figs dans le cadre d'un jeu de plateau semi-coopératif dont le pitch est assez cool et original puisque pour une fois il ne s'agira pas de jouer la Communauté de l'Anneau en route vers le Mont du Destin mais au contraire les Nazguls lancés à sa poursuite pour empêcher Frodon et ses potes de blaster la pouvoir de Sauron.

Attendons peut-être d'avoir plus de détails pour s'enflammer mais pour l'instant ça donne quand même pas mal envie, ne serait-ce que pour la perspective de voir Hulk se bacher des trolls de guerre au fond de la Moria :)