jeudi 14 février 2019

Un nouveau départ



Session Star Wars #18

Date : 04-Feb-2019

Avec :
Le Capitaine Hyabu, qui a retrouvé son premier amour
Meera, intransigeante sur les consignes de sécurité
Cornell Quantarus, séduit par les longues oreilles et la fourrure
Aqualto Fudah (‘Alto’), qui sent l’équipage traqué
Zayne Bentaroo, toujours à la recherche de solutions pacifiques


Lieu(x) :
Auria, système Agazis
N’Kalon, système Balakam


L’arrivée du croiseur impérial devant la station pénitentiaire incite l’équipe du Capitaine Hyabu, postée devant la porte du centre de contrôle encore tenu par le Capitaine Rezo, à agir rapidement. Le doigt sur le communicateur du sas, Cornell parlemente avec Rezo, qui semble devoir également tenir compte de l’avis péremptoire d’un des membres de son escorte. Alto met en joue la porte de sa carabine blaster réglée en mode paralysant, alors que Meera tente de pirater l’accès avec un déverrouilleur électronique, mais cette tentative se révèle infructueuse. Sous la pression des rapports visuels et circonstanciés de Piy, qui relate les mouvements des navires d’assaut impériaux, Zayne prend la main sur les discussions : il annonce qu’il va falloir faire sauter la porte à la détonite, et qu’il serait bien plus sage pour tout le monde d’ouvrir sans histoire. Après quelques secondes de réflexion marquées par le décompte de Cornell, Rezo finit par ouvrir de lui-même la porte, sous les remarques furieuses d’un lieutenant impérial apparemment préposé à la surveillance des sous-traitants de la station. Fatiguée par ses remarques incessantes, Meera paralyse le lieutenant impérial, tandis que Cornell et Alto convoient Rezo vers son VCX50, le bien-nommé « Perturbateur ».

Secondée par Zayne, Meera peut prendre le contrôle de la console de gestion de la station Golan. Les caméras extérieures montrent un croiseur de forme inédite, soutenant la mise en place d’un assaut par quelques troupes impériales visiblement décidées à reprendre le contrôle du site. Meera décide dans un premier temps de temporiser et lève les boucliers énergétiques que Rezo avait coupés, ce qui induit un certain flottement du côté du croiseur impérial, dont les appels sont ignorés par la Chiss. De plus, Meera initie une lente rotation de la station pour placer le hangar du VCX50 en opposition par rapport à la position du croiseur, alors qu’un bombardement est initié par ce dernier. La vétusté de la station, confrontée à la puissance de feu du croiseur, fait craindre à Meera que sa résistance ne soit limitée qu’à une grosse dizaine de minutes tout au plus. Enfin, malgré les tressautements de la station, elle prend le temps de récupérer la liste des prisonniers encore retenus dans les cellules situées au-dessus de sa tête, avant de fuir avec Zayne.

Dans le hangar, Rezo a ouvert rapidement son navire, dont le seul occupant est un gros chat qui accueille Cornell et Alto avec dédain, et révélant un certain capharnaüm à l’intérieur. Des trophées de chasse ornent les murs, ainsi que des affiches de criminels interstellaires recherchés à une certaine époque, donnant quelques indications sur l’activité passée de Rezo. Mais voici enfin l’équipage avec un moyen de fuite, et ordre est donné à tous (y compris Piy sur sa moto et Nir, accompagné par le sénateur Istara et son fils) de converger à nouveau vers le hangar. La consultation rapide des fiches des prisonniers par Cornell, Zayne et Meera pointe vers deux noms qui pourraient correspondre à des prisonniers politiques liés à la Rébellion. Il s’agit d’une Sluissi (race extraterrestre évocatrice des lapins terrestres) nommée Ten Dorne, condamnée pour éco-terrorisme, ainsi que de Mexnean, un berrite qui aurait mené des actions guerrières envers des bases impériales par dépit amoureux.

Piy et son engin infernal.

Alors que les minutes s’égrènent, Cornell mobilise les flux environnants de la Force pour se concentrer sur ces deux noms et les portraits associés. Il a l’intuition que Ten Dorne courre dans une coursive en direction du hangar, alors que Mexnean, immobile dans une cellule, semble plongé dans une situation plus désagréable. Zayne se précipite hors du hangar, pour voir débarquer la Sluissi, dont le faciès de lapin confirme immédiatement l’identité. Elle semble poursuivie par un autre détenu massif, dont les intentions semblent on ne peut plus claires. Après avoir attiré l’attention de Ten Dorne et l’avoir orientée vers le VCX50, Zayne s’interpose et fait fuir le poursuivant en exhibant son sabre laser. Un instant contemplatif face à l’apparence de Ten Dorne, Cornell rejoint Zayne pour tenter une incursion dans le niveau des cellules pour y retrouver Mexnean.

 L'étrange Mexnean.

Pendant ce temps, Hyabu, qui a totalement retrouvé ses esprits, constate avec dépit la perte de son dernier navire, ainsi que de la majeure partie des ses effets personnels – y compris les décorations auxquelles il était très attaché. Alto ne peut que hausser les épaules, avant d’aller déposer une couverture autour de celles de Ten Dorne, puis de se poster à l’unique tourelle de défense du navire. Meera lance le calcul d’astrogation en direction de leur première destination, Hyabu montrant beaucoup d’impatience à l’idée de retrouver son premier amour : le « Rokh 0 ». Les moteurs vrombissent déjà, dans l’attente du retour de Cornell, Zayne et Mexnean. Le prisonnier, inerte, est rapidement localisé par les deux compagnons, et il est en effet en train de subir les mauvais traitements de la part d’autres prisonniers qui semblent le « traire » au niveau du crâne pour en extraire un liquide aux vertus mystérieuses. Les pouvoirs de Cornell forcent l’un des agresseurs à retourner son arme contre un de ses compagnons, alors que Zayne fait peur au dernier par une démonstration de Force… Il faut ensuite convoyer Mexnean, inconscient, vers le VCX50, et Hyabu peut enfin effectuer une sortie tonique vers l’extérieur avant que les boucliers de la station ne lâchent totalement.

Hyabu échappe à la horde de chasseur TIE.

Le « Perturbateur » est un navire un peu âgé, et la manœuvre audacieuse de Hyabu se révèle fâcheuse, la propulsion du navire montrant des faiblesses après ce démarrage en trombe. Le croiseur impérial a déjà lâché une nuée de chasseurs TIE en patrouille autour de la station, et la prise en chasse du VCX50 est immédiate. Hyabu doit entamer quelques mouvements périlleux en fleurtant avec l’atmosphère de la planète Auria, dégageant au mieux des lignes de tir à Alto, qui abat quelques chasseurs TIE. Jetant un regard en arrière vers le croiseur impérial, Alto sent distinctement la trace inquiétante de l’Inquisiteur Galen à bord de ce navire, présence pesante semblant menacer l’équipage du Rokh d’une promesse de traque incessante... Mais Hyabu extrait au plus vite le « Perturbateur » de l’attraction planétaire et Meera enclenche au plus vite le saut en hyper-espace, annonçant enfin une pause pour l’ensemble de l’équipage.

Le trajet d’un jour et demi est l’occasion de se détendre, malgré le rationnement des pauvres vivres à bord, et de profiter de soins médicaux, notamment pour Alto. Il faut également organiser la vie à bord. Rezo est rapidement mis au fer, après avoir été accusé des pires maux par Ten Dorne. Sous le charme, Cornell présente l’équipe à la Sluissi comme le groupe de choc « Total Rébellion », ce qui intéresse grandement celle qui appartient au Parti Unitaire. Le charme opère, à peine troublé par des remarques maladroites de Hyabu concernant le régime alimentaire des Sluissi (qui ne semble donc pas uniquement composé de carottes). Subjuguée par sa fourrure soyeuse, Alto prodigue un massage relaxant à l’ex-prisonnière, qui harangue Cornell avec un discours politique très axé sur le refus des lois et la nécessité de protéger la nature. Ten Dorne souhaite se rendre au plus vite sur sa planète natale afin d’éviter un basculement vers l’Empire, ce qui pourrait être évité en perturbant (par des actes terroristes, annonce-t-elle) la tenue d’un Conseil qui doit s’y tenir dans les deux semaines. Elle espère bien y être accompagnée par « Total Rébellion ».

Une discussion est ensuite tenue avec l’ex-Sénateur Istara afin de connaître ses intentions futures. Tout d’abord, Istara est conscient de sa dette envers Hyabu et son équipage, et il doit récupérer le reliquat de la somme promise au Capitaine auprès de ses contacts. Il propose donc de se rendre sur Chandrila à cet effet. De plus, cette planète du Noyau est dirigée par une certaine Mon Mothma, que le vénérable Wookie présente comme une chef réputée de son groupe rebelle – confirmant là une information déjà relevée dans les dossiers du Soleil Noir. Toutefois, à en juger par ses récents exploits, le groupe « Total Rébellion » semble trop « explosif » au Sénateur pour mener à bien une mission d’approche subtile auprès d’une personnalité aussi surveillée… Cornell jure que le groupe saura également se montrer discret si cela s’avère nécessaire, finissant de convaincre Istara que le groupe l’amènera bien sur Chandrila.

Cette discussion terminée, le groupe mène un rapide debriefing des dernières 24 heures, initié par une Meera très remontée contre l’absence de précautions prises par l’équipe face aux moyens de sécurité des lieux visités : il lui semble essentiel que chacun se montre à l’avenir beaucoup plus observateur et prudent. Cornell indique également qu’un plan est fait pour être suivi à la lettre, visant explicitement l’intervention d’Alto lors de sa mise en joue par un soldat de la station Golan. Mais cette dernière montre son irritation (et semble-t-il son attachement envers Cornell), martelant qu’elle ne laissera jamais un compagnon en danger de mort sans intervenir. A eux de ne pas se mettre dans ce genre de situation à l’avenir, conclue-t-elle avant de tourner les talons…

Avant de se rendre à son point de rendez-vous sur N’Kalon, Hyabu fait un détour par une station lunaire du système Balakam afin de ravitailler, puis il suit l’avis général de l’équipage qui est de récupérer DD-13 et le contenu de la navette sur l’astéroïde Agazis-5. Considérant le peu de temps écoulé depuis la fuite de la station, il est clair que le système Agazis doit encore fourmiller de navires impériaux à leur recherche, et Hyabu déploie des trésors de prudence pour entrer et sortir le plus furtivement possible du système. Cela permet une récupération sans encombre du droïde et du trésor de guerre de l’équipage, rendant désormais le « rachat » du Rokh 0 possible. Cap est donc enfin mis sur N’Kalon, planète de couleur ocre étant la seule à héberger de la vie dans le système Balakam. Cette planète, sous influence Hutt, ne possède pas d’astroport digne de ce nom, et la bourgade principale se situe sur les berges d’une immense étendue marine, seule trace d’eau visible depuis l’espace. C’est avec plaisir que l’équipage débarque enfin, appréciant la chaleur humide chargée d’iode qui les assaille à la descente du « Perturbateur ». En silence, le groupe s’installe à l’abris de tentes improvisées aux alentours de l’aire d’atterrissage pour y déguster le premier vrai repas depuis ce qui semble être une éternité. L’ambiance cosmopolite des environs, où commercent des extraterrestres d’origines très diverses, combinée à la chaleur moite et au thé brulant, invite les convives à se délecter d’une certaine langueur.

C’est alors qu’un étrange aéropage se présente en direction de la tente. Il s’agit de Kerod Macredon – le contact de Hyabu sur cette planète – et de son escorte, composée d’une quarantaine de courtisans de petite taille, tous couverts d’une fourrure leur donnant un air tout à fait mignon. Mais Meera incite chacun à rester prudent, suggérant que ces poils doux puissent en fait camoufler des poisons tous plus toxiques les uns que les autres. Après les introductions d’usage, Hyabu fait débarquer du VCX50 la majeure partie des caisses de crédit impériaux résiduels: les 50kC du Sénateur Istara, 120kC de sa réserve personnelle, et 5kC de chaque membre d’équipage (soit 30kC). Ces 200kC soldent la transaction pour la récupération du seul, du vrai « Rokh », auprès duquel Kerod Macredon mène l’équipage. Un instant, le groupe est pris de frissons d’excitation à la vue d’un superbe vaisseau blanc aux courbes élégantes, mais Macredon poursuit son chemin vers un large vaisseau de transport (un vénérable croiseur C-ROC de classe Gozanti), certes moins esthétique mais nettement plus gros. Le Rokh a semble-t-il été partiellement désarmé dans le cadre de son utilisation des derniers mois. Très fier, Hyabu, fait le tour du propriétaire, montrant la large cabine de pilotage avec ses 4 postes de commande (deux ‘pilotes’, un ‘senseur’, un ‘écran’), les 6 postes d’artilleurs, et les très spacieux espaces de vie. Les cabines permettent en effet de transporter 20 passagers, en plus des 10 membres d’équipage. Les cales gigantesques contiennent des restes de cages cadenassées, suggérant que du transport d’esclave ait pu être fait par les propriétaires précédents. Alto lance à la cantonade que les cales pourraient contenir le VCX50 sans soucis…

Le Rokh dans toute sa splendeur.

Avant d’abandonner Hyabu et son équipage, Kerod Macredon lui remet un cadeau, mystérieuse forme oblongue enveloppée dans un tissu. Hyabu semble apprécier le geste, l’objet étant semble-t-il un objet de famille auquel il tient énormément. Puis, le vieil extraterrestre glisse au Capitaine qu’il ferait bien de jeter un œil à la liste des personnes mises à prix auprès des chasseurs de prime du secteur, précisant que certains membres de l’équipage sont activement recherchés. Hyabu organise alors un solide ravitaillement des soutes du Rokh afin de permettre un départ rapide. De retour au VCX50, l’équipage prend trois décisions. Tout d’abord, une somme est remise à Ten Dorne pour qu’elle puisse regagner sa planète par ses propres moyens, et ce malgré ces demandes pressantes auprès de Cornell de l’accompagner (et les regards échangés font peser un doute sur ce qui a bien pu se passer entre eux lors de la dernière nuit). De plus, le « Perturbateur » sera effectivement conservé pour servir de navette d’appoint du « Rokh ». En conséquence, Rezo est débarqué sur la planète avec la vie sauve, mais le soulagement lisible dans son regard lorsqu’il apprend être sur N’Kalon ne dit rien qui vaille à Meera. Alors que l’équipage déplace, puis charge le « Perturbateur » à bord du « Rokh », Meera conclue que le système doit grouiller de chasseurs de prime connus de Rezo, et qu’il faut quitter les lieux au plus vite. Soucieux d’éviter tout problème dès la récupération de son précieux navire, Hyabu lance donc le décollage du Rokh, prenant plaisir à retrouver des sensations qu’il craignait sans doute à jamais perdues…

Les Fantômes de la Tour d'Iniarv


Une aventure de Donjons & Dragons de niveau 8

Avec


Balak Charon Taâl dit le Crinti, le demi-drow dont l'élégance est mise à rude épreuve par le marais

Finnlay Galindan, Le druide qui oublie de se métamorphoser
Tengrim Copperplate, Le nain qui sait faire parler les vieilles pierres

Ildur Main d’Airain, Le ranger qui est parti à la recherche du druide disparu 



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La course d'Ildur laisse un sillon d'éclaboussures dans l'eau saumâtre du marais des morts. Hors d'haleine, il aperçoit enfin la pâle lueur rougeâtre du feu de tourbe du campement de ses compagnons, lui redonnant l'espoir de trouver du renfort pour faire face à ses poursuivants. Derrière lui cinq hommes lézards à la peau squameuse et grisâtre fendent la surface du marécage, la vase dans laquelle le ranger s'enfonce ne semblant absolument pas les ralentir. Anticipant l'arrivée de son ami, Tengrim se porte en embuscade pour intercepter les monstres qui sont à ses trousses. Lorsqu'il surgit du rideau des branches tombantes du saule derrière lequel il se cachait, aucune surprise ne s'affiche sur le visage reptilien de ses adversaires. Trois d'entre eux engagent immédiatement le combat en brandissant des armes rouillées probablement pillées dans l'un des antiques tombeaux qui constellent le marais. Malgré leur âge évident, leurs boucliers restent suffisamment solides pour dévier les coups de Jotunbane, les blasons à demi effacés qu'ils arborent rappelant les royaumes humains oubliés qui s'étendaient sur la région avant qu'elle ne soit avalée par les marécages.



Ildur attire les deux autres hommes lézards jusqu'au cœur de la petite ruine derrière laquelle le bivouac est installé. Il esquive leurs coups en les prenant à contrepied. Ses poignards avides volent de leurs fourreaux pour plonger dans la gorge du premier et alors qu'il expire sans un bruit, une étrange vapeur monte de son cadavre pour être aspirée par son comparse dont la vigueur redouble. Lorsqu'il tombe à son tour le même phénomène se produit et sa force vitale vient renforcer l'homme lézard le plus proche encore aux prises avec Tengrim. Un beuglement sinistre se fait entendre et aussitôt l'assurance habituelle de Bog Luck se décompose alors qu'il reconnait le cri du redoutable catoblépas. Il prononce le nom de la bête dans un murmure terrifié et tourne les talons pour disparaître dans la nuit. L'immonde créature émerge alors de la brume accompagnée d'une horrible odeur de charogne qui soulève le cœur du Crinti dans sa cachette. Obligé de relever la tête pour ne pas succomber à la nausée, il se retrouve nez à nez avec trois petites boules de lumières qui dansent au-dessus de lui. Il a tout juste le temps de se relever avant que les feux follets ne fondent sur lui, lui infligeant de cruelles brûlures. Plutôt que de tenter vainement de les détruire, il prononce une formule occulte qui le fait disparaître. Les feux follets zèbrent l'air autour de lui encore un instant, désorientés, avant de jeter leur dévolu sur Ildur qui paraît une cible bien plus facile. Ils tombent sur le ranger alors que celui-ci vient d'abattre le cavalier qui chevauchait le catoblépas sur lequel est également attaché Finnlay. Les attaques incessantes des lumineux morts-vivants l'empêchent cependant de continuer à venir en aide à Tengrim qui se trouve en fâcheuse posture après avoir eu le malheur de croiser le regard putréfiant du monstre. 


Un répugnant Catoblépas

Crachant encore la bile noirâtre qui lui a déchiré les entrailles, le nain recule face aux assauts du dernier homme lézard qui le défie encore de son trident édenté. Le prêtre qui mène la bande s'approche pour saisir les rênes du catoblépas et lancer d'un ordre atone ses derniers guerriers contre Ildur qui vient de mettre en fuite les feux follets peu habitués à affronter un adversaire capable de les blesser. Finnlay pendant ce temps luttait sans résultat pour essayer de se défaire de ses liens bien trop solides pour que ses maigres bras ne puissent les détendre. C'est donc avec une surprise non feinte qu'il se sent soudain glisser contre le flanc du catoblépas, ses liens tranchés ne le retenant plus. Cet instant d'étonnement donne malheureusement le temps au prêtre de s'apercevoir que son prisonnier s'échappe. Il invoque aussitôt trois squelettes qui surgissent de leur tombe boueuse pour tenter de s'emparer de Finnlay. Le demi-elfe échappe pourtant à leur étreinte en sautillant sur le dos du catoblépas. Agacé par ce remue-ménage sur son arrière train, la bête balaye le druide d'un revers de la lourde pointe osseuse de sa queue. 
A moitié assommé par le coup, Finnlay libère d'instinct un orbe d'acide qui explose à la face du prêtre. Ses écailles grisâtres grésillent là où la substance corrosive les recouvrent mais malgré la douleur qu'une telle blessure doit lui infliger, aucune émotion ne se lit sur sa face inhumaine. En réponse il pointe un doigt orné d'un anneau couvert de symboles de Myrkul, le dieu de la mort disparu pendant le temps des troubles, et un rayon de pure énergie nécrotique frappe Finnlay, consumant une bonne partie de sa force vitale. Alors que L'homme lézard va réitérer son geste pour achever le druide, son anneau lui est soudain arraché par la main invisible du Crinti qui, à peine réapparu, disparaît à nouveau en quelques bonds derrière un des arbres morts qui pourrissent autour d'eux. Tengrim rejoint alors la mêlée en pulvérisant les squelettes qui s'avançaient vers Finnlay, laissant les mains libres au druide pour invoquer un nouvel orbe chromatique qui brûle cette fois ci le flanc du catoblépas qui s'emballe sous l'effet de la douleur. Tengrim lui loge encore un coup alors qu'il se cabre, mais c'est une flèche d'Ildur qui abat le monstre, après que le ranger se soit débarrassé des trois hommes lézards qui avaient tenter de le déloger de sa position. Désarçonné le prêtre en profite pour plonger sous l'eau noire du marais à l'abri de laquelle il parvient à s'enfuir, suivi de ses feux follets dont l'invisibilité n'empêche pas le Crinti de les détecter par l'entremise de son anneau nouvellement acquis. 

Un anneau de Myrkul

Craignant que l'homme lézard ne revienne avec des renforts, les aventuriers décident de lever le camp dès les premières lueurs de l'aube. Ildur a pris suffisamment d'assurance dans les marais pour les guider jusqu'à l'ancienne route dont le tracé submergé par l'eau saumâtre reste bien plus praticable que les marécages qui l'entourent. D'après les maigres indications de Bog Luck, Château Naerytar ne devrait pas se trouver très loin. C'est donc sans surprise qu'ils découvrent les hauts murs d'une antique redoute qui se découpent dans la brume au sommet d'un promontoire à quelque distance de là. La journée tirant à sa fin, ils gardent une certaine prudence et rebroussent chemin pour établir leur campement hors de vue des éventuels habitants du lieu. 
Le lendemain ils reprennent leur approche, enveloppés d'un manteau de brume contrôlé par Finnlay. Se sachant ainsi indétectable, le Crinti relâche sa vigilance et prend quelques libertés avec les consignes de marche d'Ildur et se retrouve presque aussitôt en difficulté. Le temps que ses compagnons comprennent ce qui se passe, il s'est déjà enfoncé jusqu'à la taille dans le piège des sables mouvants. Les tentatives pour l'en sortir en lui lançant une corde ne font qu'aggraver les choses et sa situation semble tout à fait désespérée quand Finnlay parvient enfin à se connecter à l'esprit du marais pour forcer la boue à recracher sa victime. Le Crinti remonte alors lentement à la surface, couvert de vase jusqu'au menton. Le druide fait profiter de sa trouvaille à tout le groupe qui peut alors galoper sans encombre à la surface des eaux troubles jusqu'au pied du château. 



Le pont levis en est remonté et l'entrée est donc inaccessible. En revanche une large brèche dans le flanc de la muraille permet de passer dans la cour intérieure dévastée. Même si ces dégradations semblent très anciennes Tengrim remarque immédiatement qu'elles sont le résultat d'une attaque particulièrement violente qui a éventré les fortifications depuis l'extérieur. Le Crinti frissonne un instant en imaginant quelle créature a pu laisser des marques de griffes aussi profondes dans la pierre et surtout quelle bile odieuse a ainsi rongé les créneaux derrière lesquels ont vainement tenté de se protéger les défenseurs du lieu. Ildur continue la fouille des ruines qui sont bel et bien abandonnées. Il semble qu'une sorte de crypte soit creusée sous le donjon, mais l'escalier qui y mène est barré d'une lourde grille d'acier derrière laquelle des tonnes de gravats ont été entassés pour définitivement empêcher quiconque de pénétrer dans le sous-sol. A la recherche d'indices sur les évènements qui se sont déroulés dans cet endroit, le Crinti arpente la cour et finit par y déterrer un vieux casque mangé de rouille sur lequel on distingue encore le symbole sacré de Heaume, le dieu des gardiens. L'objet ne semble plus avoir aucune valeur et le demi-drow le jette sans autre forme de procès. Mais comme le casque roule sur le sol, un étrange écho s'élève autour des aventuriers, comme si la muraille s'écroulait à nouveau dans un fracas assourdi. Puis ce sont des cris de terreur et de sanglants bruits de bataille qui se répercutent dans toute la cour. Une angoisse suffocante les étreint alors que les fantômes de la garnison heaumite revivent les tourments de leur violente agonie sous leurs yeux impuissants. Grâce à l'anneau de Myrkul qu'il porte au doigt, le Crinti parvient encore à trouver son souffle au milieu des visions des guerriers qui se dissolvent sous un torrent d'acide fumant et il est le seul à entendre l'ultime supplique que le capitaine des prêtres défunts lui adresse :

 "Pourquoi nous avez-vous abandonnés ? Pourquoi avez-vous cru le dragon à double face ? Pourquoi ne venez-vous pas nous délivrer ?" 


Les prêtres sans repos du dieu des gardiens

Cette dernière parole sonne comme un coup de poing à l'estomac pour le Crinti qui tombe à la renverse contre ses compagnons. Encore tremblants de l'effroi surnaturel qui les a saisis, ils sont à nouveau seuls dans la cour vide. Quoiqu'ils commencent à douter sérieusement qu'un lieu hanté comme celui-ci puisse être le repaire du culte du dragon dans la région, ils décident de finir quand même leur exploration pour en avoir le cœur net. Tengrim découvre la marque du bâtisseur de la tour qui avait été érigée pour le compte d'Iniarv, l'archimage royal de l'antique principauté d'Uthtower qui selon la légende fut celui qui déchaîna la magie destructrice qui noya la région sous les flots et qui est encore aujourd'hui responsable de l'avancée du marais vers l'intérieur des terres. A l'étage ils découvrent les restes de la chapelle où les prêtres de Heaume priaient leur dieu. En dehors de l'autel recouvert de mousse il n'en reste quasiment rien, la toiture en ayant été arrachée il y a bien longtemps, livrant le lieu de recueillement aux ravages des intempéries. Les aventuriers sont sur le point de faire demi-tour quand une voix sortie de nulle part les interpelle :

 "Eh bien voilà qui est surprenant, les visiteurs ne s'attardent pas d'habitude après avoir assisté à un tel spectacle. C'est que vous devez avoir des choses bien importantes à accomplir pour ne pas avoir détalé. Alors, que venez-vous donc chercher dans mon marais ?"


Une menace sourde emplit ces derniers mots, mais le Crinti y répond de son meilleur ton de commerçant, sans laisser paraître la moindre trace d'inquiétude face à leur invisible interlocuteur. Choisissant d'opter pour une certaine franchise savamment dosée d'omissions, il annonce qu'ils sont à la recherche de Château Naerytar dont la propriétaire doit leur rendre quelques comptes. A l'évocation de Rezmir, la voix désincarnée se fait plus sifflante et le demi-drow comprend sans peine qu'un contentieux certain pèse entre eux. Elle ne tarde donc pas à leur proposer un marché, elle peut les mener à leur destination et même leur fournir la garantie de se faire des alliés sur place. En échange elle ne veut qu'une chose toute simple, que les héros lui rapportent le crâne de Chardansearavitriol, l'ancien maître du marais des morts qui aurait réussi à transcender sa forme de dracoliche pour accéder à la divinité. 
Un disque de tissu d'un noir insondable apparaît alors dans l'air et flotte doucement vers le sol tel une feuille morte. Il se déroule sans bruit sur les lattes moisies du plancher et lorsque le dernier pli de la soie disparaît le cercle parfait de l'étoffe fait place à un impossible gouffre sans fond subitement creusé à travers la structure de la tour. L'inquiétante voix reprend alors : 

"et quand vous aurez mis la main sur les ossements colossaux de mon prédécesseur, voici de quoi me les rapporter. Glissez les dans ce trou portable, une fois replié il ne pèsera guère plus qu'un poids insignifiant qui devrait bien être à votre mesure" 

Piqué par ce ton condescendant, le Crinti tente de renverser le cours de la négociation en répliquant sur le même registre arrogant. Mais sa manœuvre ne parvient qu'à vexer son interlocuteur qui écrase définitivement ses espoirs de reprendre l'ascendant en révélant sa véritable nature. Le bout de ciel pâle découpé dans la toiture arrachée de la tour est alors totalement obscurci par la titanesque silhouette d'un dragon noir perché juste au-dessus d'eux. De longs filets d'acide fumant dégoulinent entre ses crocs alors qu'il abaisse sa face squelettique sur laquelle brûle une rage froide.


Voaraghamanthar se révèle
La terreur que cette vision instille dans le cœur des héros coupe net leurs velléités de contestation alors que le terrible Voaraghamanthar leur rappelle de sa voix sifflante que leur survie n'est qu'un effet de sa bonté et que s'ils ne savent pas lui être utile, il trouvera aisément à les remplacer maintenant que la nouvelle route s'apprête à déverser un flot continu d'aventuriers en quête de trésors dans le marais. Seule la perspective qu'ils aillent compliquer les plans de Rezmir le pousse à leur offrir une deuxième chance d'accepter ses conditions. Pesant rapidement le pour et le contre de la situation, les héros prennent le risque d'accepter le marché, en espérant que leur inquiétant allié de circonstance tiendra sa parole et ne leur réservera pas le même sort qu'aux malheureux Heaumites qui hantent encore les ruines de la Tour d'Iniarv. 


lundi 4 février 2019

De Charybde en Scylla



Session Star Wars #17

Date : 29-Jan-2019

Avec :
Nir Stone, qui a livré des bribes de son passé
Piy Zagzoad, toujours prêt pour l’action
Meera, qui sait quand il faut « vider » un lieu
Cornell Quantarus, toujours prêt à défier ses adversaires
Aqualto Fudah (‘Alto’), qui ne supporte pas de voir ses compagnons menacés
Zayne Bentaroo, dont le sabre laser montre des faiblesses


Lieu(x) :
Auria, système Agazis


Le Rokh est en route vers un mystérieux point de rendez-vous programmé par le Capitaine Hyabu, en vue de récupérer son « Rokh 0 » laissé au clou il y a quelques temps. Cette destination théorique est toutefois contrecarrée par plusieurs éléments. Tout d’abord, le départ pour le moins précipité de la surface de Kashyyk a fortement secoué l’ensemble de l‘équipage, et Hyabu a sombré dans l’inconscience après avoir été violemment projeté contre un élément de la cabine de pilotage. De plus, le sénateur Istara – déjà affaibli par son grand âge et son surpoids évident – et son fils montrent des signes d’agitation manifestes, ce qui pousse DD-13 et Nir à tenter de les raisonner, puis d’opter pour l’injection d’une dose de sédatif. Enfin, et c’est sans doute le plus préoccupant, le Rokh montre des signes évidents de faiblesse à peine colmatés par Zayne, alors que de multiples alarmes résonnent dans le vaisseau et que l’odeur d’ozone diffusée par le module hyperdrive atteint un niveau insupportable.

C’est donc à peine après quelques minutes de trajet que Meera doit se résoudre à déclencher une procédure de sortie d’urgence de l’hyper-espace pour pouvoir constater le niveau des avaries et trouver un moyen d’effectuer des réparations. La sortie se déroule dans un fracas assourdissant, témoignant de la désintégration partielle du navire, qui a en effet perdu une partie de son fuselage arrière, et notamment le module hyperdrive et le transpondeur associé. Alors que le silence revient dans la carlingue, et que le reste du vaisseau semble tenir le choc à vitesse sublumique, l’équipage se lance dans l’analyse des environs. Le soleil double du système associé à une planète minérale bleutée intrigue Meera, qui croit reconnaître le système Agazis et la planète Auria. Elle se remémore que la planète Auria est exploitée pour ses minéraux, notamment par un pénitencier minier situé en orbite. Devant la gravité de leur situation, les membres de l’équipage décident de progresser vers la colonie pénitentiaire, d’où émerge une navette de ravitaillement qui passe rapidement en hyperespace. Cela procurera un peu de temps à chacun pour refaire peau neuve, puis d’échafauder un plan d’approche.



L'ancienne station Golan reconvertie en colonie pénitentiaire.


Après une douche et un changement de vêtements (toujours souillés pour ceux passés par les conduites d’égout sous l’astroport de Kashyyk), le groupe se rassemble autour de la table du mess. Zayne en profite pour demander à Nir de confirmer son identité. Il est effectivement le Nir Octavion mentionné dans la liste des Jedis portés disparus, et ce après sa fuite de l’Académie Jedi de Coruscant 30 ans auparavant. Il a pu bénéficier jeune de l’enseignement de nombreux maîtres prestigieux, dont le maître Yoda déjà mentionné par Alto et Zayne. Nir précise qu’il n’avait à l’époque dû son salut qu’à l’influence manifeste de sa famille sur Coruscant, mais il a depuis perdu tout contact. Quand on lui fait remarquer que son apparence physique de jeune homme de 25 ans n’est pas en phase avec le déroulé de son récit, Nir avoue avoir passé quelques années en carbonite – d’où son pseudonyme de Nir Stone. Il pense que c’est le moyen que sa famille avait trouvé pour l’exfiltrer plus discrètement, puis fait promettre à tous de garder enfouis ces informations qui pourraient mettre toute sa famille en danger.

Il faut maintenant songer à peaufiner une stratégie pour se présenter à la colonie pénitentiaire. Toujours prompt à imaginer un plan audacieux, Piy propose de ne pas s’y rendre et de prendre plutôt d’assaut une navette de ravitaillement afin de fuir au plus vite. Considérant l’état du Rokh, cette proposition ne recueille pas l’assentiment du reste du groupe. Vexé, Piy annonce alors qu’il va entamer le chargement de la navette d’appoint du Rokh avec l’ensemble des possessions précieuses de l’équipage (notamment les crédits impériaux entassés dans le Rokh depuis l’arrêt sur Cato Neimodia). Pilotée par DD-13, la navette est ensuite déposée sur une lune du système (Agazis-5), où DD-13 attendra patiemment qu’un membre de l’équipage ne reprenne contact avec lui.

Cornell propose alors d’approcher la colonie pénitentiaire en s’appuyant sur la présence du sénateur, mais Nir remarque que l’aspect du Rokh et de son équipage est plus indicatif d’un groupe de pirates ayant procédé à un enlèvement… Un subterfuge émerge des esprits fertiles de l’équipage : Istara, pour une question d’honneur en lien avec un mariage arrangé que son fils a refusé en fuguant au loin (détail romantique finissant de convaincre Meera), a dû engager un équipage peu recommandable mais discret afin de récupérer son fils. Ce dernier s’est fortement endetté auprès du Soleil Noir lors de sa fuite vers Ord Mantell, et l’arrivée du groupe a semé le trouble, le Soleil Noir voyant là un investissement lucratif lui échapper. Cela a dégénéré en combat spatial, auquel le groupe a réchappé en fuyant au plus vite vers Kashyyk. Comble de malchance, une avarie sérieuse, conséquence dudit combat, a déclenché la sortie intempestive du vaisseau à quelques encablures seulement de Kashyyk, où un sosie du sénateur officie comme couverture.



Satisfait de son plan, l’équipage sort Istara et son fils de leur sédation avec l’aide des mains expertes de DD-13 et de son impressionnante collection de seringues. Le sénateur commence par réagir de manière très abrupte, fou de douleur à la vue de son fils endormi, et ouvertement encore très retourné par la perte de sa famille. Mais à force de persuasion, Istara consent au plan du groupe, en assurant que la vue de son écusson de sénateur suffira à leur ouvrir les portes du pénitencier. L’approche vers Auria touche maintenant à sa fin, et l’équipage peut à loisir observer les immenses tempêtes atmosphériques de poussières bleutées et les dessins gigantesques à la surface de la planète, uniques témoins d’une civilisation désormais disparue. Face à ce panorama, une ancienne station Golan fait effectivement office de colonie pénitentiaire à vocation minière, mais seules quelques navettes impériales en mauvais état y sont accrochées, témoignage d’une activité réduite de la colonie. Deux chasseurs TIE escortent la quasi-épave du Rokh vers un hangar après que Nir ait exposé la situation désespérée du navire. Préparant son débarquement, l’équipage rassemble les quelques maigres effets encore en sa possession, et Hyabu encore inconscient est placé sur un chariot roulant. De plus, Cornell demande à un Rocario rétif et au slicer Kaer Wade de se préparer également à quitter le navire.


Meera est prête pour infiltrer la station pénitentiaire.


Dans le hangar, un lieutenant impérial – à l’aspect négligé –et 6 stormtroopers attendent l’équipage au complet. Le sceau du sénateur Istara et les belles paroles de Nir et Cornell ne suffisent pas à échapper à une fouille en règle, mais bizarrement aucun interrogatoire n’a lieu, rendant caduque le subterfuge monté par l’équipage. Alors que le lieutenant va ouvrir le sabre laser de Zayne, Cornell n’a d’autre choix que de lui « demander » de rendre l’objet et de conduire l’ensemble de l’équipage vers un autre hangar contenant un vaisseau utilisable. Le lieutenant s’exécute, déclenchant une vague d’incompréhension inhabituelle parmi les stormtroopers. Cornell doit intervenir à plusieurs reprises pour apaiser quelques soldats, mais sa dernière intervention rend très nerveux un garde qui le met en joue. Déjà très éprouvée par les évènements des dernières heures et ses nombreuses blessures, Alto ne peut réfréner une réaction immédiate pour éviter une issue qu’elle imagine fatale pour Cornell, et elle abat immédiatement deux stormtroopers de son sabre laser. Plus maître de ses nerfs, Meera préfère mettre hors de combat un fuyard d’un rayon paralysant, alors que les derniers combattants jettent leurs armes et enlèvent leurs casques.

Révélant un rasage laissant à désirer, des cheveux gras et longs, voire quelques tatouages répréhensibles, l’apparence des hommes va à l’encontre de tout se qui est attendu de la part de véritables soldats impériaux. Et pour cause : les hommes admettent très rapidement travailler pour le consortium de Zaal, agissant ici comme sous-traitant de la colonie pénitentiaire pour le compte de l’Empire. Ce dernier se désengage surtout d’une exploitation minière épuisée et quasiment à l’arrêt, comme en témoigne la taille réduite de la population incarcérée (moins de 30 prisonniers) et de la « garnison » (15 personnes). Branché sur le réseau de la station, Kaer Wade confirme les chiffres et valide également que le seul vaisseau équipé d’un hyperdrive sur la station est un VCX50 stocké dans un hangar non loin. Il s’agit du navire du capitaine de la station, un certain Rezo. Cornell, souhaitant négocier avec le capitaine Rezo, demande une entrevue dans le hangar du VCX50, mais il se retrouve confronté à un interlocuteur refusant d’une part de laisser échapper son vaisseau, et d’autre part plutôt enclin à capturer ceux qu’il reconnait comme les fuyards de Kashyyk, dont les ‘exploits’ ont été annoncés par un drone arrivé à la station il y a peu. Alors que Kaer Wade et Alto tentent de forcer l’accès au VCX50, la négociation entre Cornell et Rezo atteint un point de non-retour, et Cornell finit par déclarer que « Soit tu viens, soit on vient te chercher » avant que le capitaine de la station ne coupe la communication.

L’évolution de la situation ne dit rien qui vaille à Meera, qui intime l’ordre à tous de quitter au plus vite le hangar. Dans les secondes qui suivent, l’écran de protection est désactivé et le vide se fait dans le hangar, emportant Kaer Wade, Rocaro et les soldats encore présents. Alto ne peut que s’accrocher désespérément au VCX50, tandis que Cornell est emporté à son tour, se retenant juste à temps aux côtés d’Alto. La porte du hangar se ferme immédiatement, bloquant les deux Jedi à l’extérieur. Le souffle d’air se tarit rapidement et un froid glacé saisi les deux compagnons, mais il leur est maintenant aisé de se déplacer vers la porte, pendant que Nir et Zayne marchandent avec succès (sous la promesse miroitante des 180kC laissés avec DD-13) pour obtenir de Rezo la fermeture de l’écran et la survie de Cornell et Alto. Zayne et Alto doivent enfin réunir leurs forces pour découper au sabre laser la porte du hangar restée bloquée, mais Zayne endommage son sabre laser dans l’opération, le rendant inutilisable pour quelques temps... Le groupe opère un repli stratégique pour se mettre à l’abri d’une nouvelle ouverture intempestive de l’écran de protection, tandis que Meera explore les niveaux supérieurs, y découvrant la présence de quelques rares cellules occupées autour d’une large mezzanine circulaire.


Kaer Wade récupère des informations sur la station pénitentiaire.


Quant à Piy, il décide de retourner seul dans le hangar du Rokh pour y récupérer sa moto. Il y tombe nez à nez avec deux pseudo-stormtroopers, dont l’un lui lance une grenade, et des droïdes occupés à forcer l’accès au Rokh. Utilisant le corps d’un des soldats comme bouclier, Piy abat son comparse et se protège du souffle de l’explosion, avant d’éliminer les droïdes. Mais il n’a pas le temps de s’enthousiasmer de sa prouesse, car c’est à son tour de faire l’expérience de la mise sous vide du hangar... Muni du code d’accès, Piy peut rapidement monter à bord du Rokh, où il constate que l’épave refuse de redémarrer. Rassemblant ce qu’il peut d’explosifs encore à bord, et shuntant les derniers systèmes encore fonctionnels, Piy finit par piéger le Rokh, mettant en place un système de compte à rebours incertain. Dans l’attente des instructions de Meera, Piy se poste enfin à une tourelle du Rokh et se lance dans une destruction systématique des parois du hangar, se ménageant une porte de sortie avec sa moto quand cela s’avérera nécessaire…

De son côté, Cornell s’est concentré sur la voix de Rezo. Dans les méandres de la Force, il entrevoit quelques hommes nerveux, coincés dans une minuscule pièce de contrôle située tout en bas de la station. Meera propose alors de libérer les quelques prisonniers encore retenus et de les utiliser pour trouver une échappatoire, mais la majorité de l’équipage préfère tenter une action martiale au niveau du centre de contrôle. Dans une attitude résolue de défi, Cornell peut alors annoncer au capitaine Rezo que l’équipage vient le chercher dans son trou… La descente en ascenseur se fait dans une atmosphère tendue, mais Rezo n’a visiblement pas de contrôle sur cet équipement de la station. La troupe finit par atteindre la dernière porte la séparant de Rezo et de ses ultimes hommes. C’est alors que Piy annonce qu’un destroyer impérial vient de surgir de l’hyper-espace devant la station pénitentiaire. Chacun sait maintenant qu’un assaut impérial en règle aura lieu sur la station dans les minutes à venir…