mardi 12 mars 2019

Intrigues sur Chandracant


Session Star Wars #20

Date : 19-Feb-2019

Avec :
Hyabu, inquiet pour son ex-compagne
Meera, qui garde en bouche le goût amer de l’échec
Cornell Quantarus, qui obtient un autographe inespéré
Nir Stone, qui baratine aisément les forces de l’ordre
Piy Zagzoad, toujours volontaire pour échanger quelques coups
Aqualto Fudah (‘Alto’), dont les intuitions la rendent nerveuse
Zayne Bentaroo, qui alerte sur le cas d'un compagnon disparu

Lieu(x) :
Chandracant, système de Chandrila


En cette fin de matinée, les membres de l’équipage restés à l’hôtel s’occupent comme ils le peuvent en attendant le retour de leurs compagnons. Nir glane des informations fraîches sur la situation dans la Galaxie, Chandracant étant en effet reliée à un Holonet puissant. Une nouvelle concernant Kana Omonda, l’autre sénatrice de Chandrila en poste sur Coruscant, attire son attention. Kana Omonda, connue pour ses discours enflammés et son soutien ouvert à Mon Mothma, a effectué une confession orale dans laquelle elle admet avoir trahi l’Empire – sans pour autant dévoiler les motifs précis de cette « trahison ». Une déclaration de l’Empereur lui-même annonce sa tristesse face à la nouvelle, car il a toujours apprécié les conseils avisés de la sénatrice. C’est avec tristesse qu’il déclare n’être malheureusement pas en mesure de pouvoir intervenir en sa faveur, la loi devant s’appliquer équitablement à chacun. Il apparaît que le sort de la sénatrice est déjà écrit, la peine capitale étant annoncée pour bientôt.

Nir récupère également quelques éléments sur l’entourage du major Kalnor. Ainsi, il apparaît que le major est directement connecté à l’Académie des Sciences de Chandrila, notamment une société (Chandritech) développant des droïdes hyperspécialisés, et dans laquelle il a investi des fonds personnels. La société, localisée sur le continent Hemita, est d’ailleurs dirigée par un certain Damien Kalnor, sans doute un membre de la famille du major. Etrangement, ce cousin (?) du major est utilisé comme un angle d’attaque dans le cadre de la campagne électorale en cours. Ainsi, du fait de ses activités très techno-centrée, Damien Kalnor a été pris à partie par Mon Teregoba, l’écologiste radical de la seconde lune de Chandracant. Damien a également été accusé par Mon Torba, l’extrémiste spéciste, « d’amours extraterrestres ». Tout cela semble bien lointain pour ébranler la réputation du major Kalnor.


Le système de Chandrila.


C’est alors que Zayne surgit à l’hôtel avec des nouvelles inquiétantes concernant Meera. D’après ce qu’il a pu voir depuis son poste d’observation à l’extérieur de l’orphelinat, la Chiss a été emmenée par l’escorte de Brionelle vers la forteresse impériale de la capitale. A première vue, elle ne semblait pas particulièrement menacée, mais une certaine tension était palpable pour qui côtoie quotidiennement la Chiss. Dans la foulée, c’est au tour d’Alto, visiblement bouleversée, de faire irruption dans la suite du capitaine Hyabu. Sa tournée des ateliers de pièces mécaniques de la capitale s’est avérée fructueuse, et elle a pu identifier la société Garotech, située sur Hemita, comme à même de lui procurer l’alliage qu’elle recherche et de lui usiner des pièces selon ses plans. Mais après avoir passé sa commande, et alors qu’elle laissait dériver son esprit dans son taxi aérien, elle a soudain été prise d’une vision lui insufflant un sentiment aigu de danger et d’urgence. D’après sa vision, Meera semble être au centre d’une situation dangereuse pour l’équipage, et Alto décrit la possibilité d’une arrestation de l’équipage par des forces impériales spéciales dans les heures à venir. Elle implore donc le capitaine de préparer une exfiltration immédiate de l’équipage hors de la capitale. Hyabu est toutefois très préoccupé par la situation de Meera, et il instaure un tour d’observation aux alentours de la forteresse impériale, le temps d’improviser un plan d’action. Cela laisse un peu de temps à Zayne, déjà très au fait du site holonet de la Présidence, pour rechercher dans l’agenda officiel de Mon Mothma les activités institutionnelles prévues pour ce jour. Il apparait que la Présidente se rendra en fin de journée auprès d’une usine de traitement de bois localisée aux alentours du parc national de Gladean, et dont l’implantation est contestée par un certain nombre de groupes d’écolo-activistes. Voilà qui laisse entrevoir une possibilité de l’approcher.

Pendant ce temps, le navire de Brionelle a déposé l’ensemble de ses occupants au sommet de la forteresse impériale, où se trouve un grand bureau au larges baies vitrées. Non entravée, Meera peut à loisir naviguer entre la collection des décorations militaires de Brionelle – apparemment arrivée au grade de colonel à sa fin de carrière – et toutes sortes de photographies la montrant en compagnie de divers amiraux de la Marine Impériale. L’image montrant Brionelle et l’amiral Thrawn fait légèrement tressaillir le visage de la Chiss, qui voit qu’elle a à la fois vu juste en citant ce nom, mais qu’elle évolue également sur une corde raide… Une autre image montre Brionelle entouré par une promotion de capitaines de frégate, dont l’un est noir de peau. Les traits du visage de ce dernier lui évoquent vaguement Cornell, et l’idée qu’il puisse s’agir de son fils lui traverse l’esprit – sans certitude toutefois. Meera note enfin que chacun de ces nouveaux capitaines tient dans sa main la maquette d’un croiseur impérial, dont le design semble assez inhabituel.

Rompant la tournée d’observation de Meera, Brionelle se lance dans un interrogatoire en règle de la Chiss. Comme le pressentait Meera à la vue de certaines photographies, Brionelle semble bien connaître l’amiral Thrawn au moment où cette dernière s’étonne que « Saradath » ne l’ait pas contactée directement. Meera doit alors improviser un discours autour de la situation politique de Chandrila, dont le futur vote référendaire représenterait un pivot politique pour l’Empire, pivot sur lequel l’amiral Thrawn souhaiterait garder un œil discret par l’entremise de Meera et Brionelle. Meera renouvelle donc sa demande de pouvoir accompagner Brionelle à la fête du dépouillement, mais cette dernière attend une preuve de confiance que Thrawn aurait pu confier à Meera. Hélas, la Chiss ne peut rien produire, et la méfiance gagne Brionelle, qui demande donc à ce que Meera soit enfermée jusqu’à nouvel ordre. Abattue, c’est une Meera quasi-amorphe qui doit être emmenée dans une cellule de haute sécurité, dans laquelle elle ne peut que ronger son frein en espérant qu’un évènement inattendu puisse la tirer d’affaire.

De fait, la garde discrète menée par l’équipage autour de la forteresse impériale ne donne rien, et c’est la mort dans l’âme que le capitaine Hyabu doit se résoudre à tenter autre chose. Alors qu’Alto va récupérer auprès de l’ex-sénateur Istara un médaillon marqué du symbole de l’Alliance rebelle, Hyabu paye quelques nuits d’avance à l’hôtel et charge Nir de trouver un site près de l’usine de traitement de bois pour y effectuer – en guise de couverture – des réparations du « Perturbateur ». Nir met rapidement la main sur l’adresse d’un ferrailleur, un certain Rudy, qui pourrait faire l’affaire, puis l’équipage regagne l’astroport pour se mettre en route, quittant temporairement la capitale pour se mettre « au vert ». Le trajet vers le nord révèle une région couverte de pins, au travers desquels serpentent des cours d’eau scintillants. La neige recouvre petit à petit le paysage, laissant présager un climat bien plus rigoureux que celui auquel Chandracant les avait jusqu’à maintenant habitués.

Le ferrailleur Rudy occupe un site à l’écart de la petite ville de Chachuhat, où vivent tant bien que mal les ouvriers de la scierie, des trappeurs et autres guides forestiers. Son terrain est couvert de carcasses de véhicules divers, entre lesquels navigue une armée de droïdes occupée à découper les épaves et à en tirer des pièces détachées. Dans un coin du terrain, on devine un potager et un petit bâtiment dont l’odeur qui s’en échappe trahit une distillerie clandestine. Le dénommé Rudy, vague humain ventripotent aux étranges branchies exhibées sur les côtés de son cou, vit là seul, entre ses bots et ses légumes. Il n’est pas difficile de le mettre au travail pour trouver des pièces permettant de réparer le « Perturbateur », et ce après lui avoir loué deux airspeeder pour l’équipage. De plus, Rudy fournit quelques informations sur la communauté de Chachuhat, où l’équipage aura l’assurance de trouver des vivres et des vêtements chauds en perspective d’une soi-disant expédition de traque menée par Hyabu pour alimenter ses « chasses surprise ». Avant de partir pour Chachuhat, Cornell s’assure toutefois au travers d’une conversation que Rudy restera totalement silencieux sur le passage du capitaine Hyabu et de son équipage disparate.

A l’épicerie-bar du centre-ville, l’équipe fait l’acquisition de quelques vestes à l’isolation thermique adaptée, puis se scinde en deux groupes. Nir, Alto et Zayne prennent immédiatement le chemin de la scierie pour y inspecter les environs. Dans la cours de l’usine, un banquet est mis en place sous un barnum, et des groupes d’ouvriers semblent attendre avec une certaine résignation passive l’arrivée d’un dignitaire officiel. Autour de l’usine, quelques véhicules contiennent des hommes dont la tenue locale mais outrageusement neuve indique l’appartenance à des forces de police. Le véhicule des trois padawans est d’ailleurs rapidement accosté par un de ces hommes, auquel Nir débite un baratin convaincant, se faisant passer pour un journaliste soulagé de constater qu’il n’a pas sur place de concurrence pour son reportage. Il leur faut maintenant attendre l’arrivée du convoi officiel.

De leur côté, Hyabu, Cornell et Piy se posent dans le bar et repèrent des ouvriers sur lesquels exercer leurs talents. Piy, Aquale Quara (à 2 yeux), va rapidement chercher des noises à un contremaitre Aquale Ualaq (à 4 yeux), en vertu d’une antique animosité entre ces deux sous-groupes originaires de la même planète. La bagarre, vite interrompue par l’artillerie exhibée par le barman, se poursuit à l’extérieur, jusqu’au KO du contremaitre nommé Piyo. Ce résultat obtenu, Piy peut à loisir dépouiller son adversaire et récupérer la combinaison d’ouvrier accompagnée du badge d’accès à l’usine. En parallèle, Cornell entame une discussion avec un homme, comme lui noir de peau, et l’invite à le suivre à l’extérieur pour régler ses « petits problèmes » avec un potentat local. L’homme admet avoir un loyer de retard auprès d’un certain Salgo, mais ne comprends pas véritablement la raison pour laquelle Cornell intervient ici. A l’extérieur, Cornell convainc l’homme, en échange d’un dédommagement de « se faire voler » sa combinaison et son badge, et de ne pas apparaître à l’usine aujourd’hui. Piy et Cornell rejoignent alors Hyabu dans l’airspeeder, et le groupe peut enfin rejoindre les observateurs auprès de l’usine, leur nouvel accoutrement permettant à Piy et Cornell de rejoindre les groupes d’ouvriers. Quant à Hyabu, Nir, Alto et Zayne, ils se fondent dans un petit public maintenu un peu plus à l’écart.

Le bruit de gros turboréacteurs annonce enfin l’arrivée du navire de Mon Mothma et de son escorte. La Présidente, accompagnée de 20 soldats protocolaires, se joint au groupe d’ouvriers, serrant les mains qui se tendent et échangeant un mot avec l’un ou l’autre. Piy joue des épaules pour permettre à Cornell de se frayer un chemin vers l’avant, tout en poussant des cris enthousiastes à l’adresse de la Présidente. Malheureusement, Cornell ne peut l’approcher, car Mon Mothma est alpaguée par un militant écologiste qui l’irrite ouvertement. L’intervention est opportunément interrompue par l’agenda officiel, qui indique que le moment des discours est venu. C’est tout d’abord le directeur de l’usine qui se lance dans un exposé assommant devant une assemblée de plus en plus apathique, puis Mon Mothma doit se résoudre à quitter son siège confortable pour prendre à son tour la parole, son discours étant d’ailleurs nettement plus axé sur la campagne référendaire que la situation de l’usine. Alors que quelques applaudissements convenus accueillent la fin des discours officiels, Cornell et Piy motivent leurs voisins pour livrer une ovation (très localisée) à la Présidente, leur attirant un regard intrigué de cette dernière. Alors que le banquet va s’ouvrir, et que Mon Mothma donne clairement des signes d’un départ imminent, Cornell s’avance enfin dans une brèche pour réclamer un autographe, non sans avoir fixé le médaillon du sénateur Istara sur son stylo. Sans un quelconque signe de connivence, la Présidente signe le carnet présenté par Cornell, qui parle sans discontinuer de la casse de son ami ferrailleur Rudy non loin, et où se trouvent des partisans de sa ré-élection…

Après le départ de la Présidente, les membres de l’équipage regagnent la casse de Rudy, dans l’attente d’une prise de contact. L’arrivée rapide des speeders surprend Rudy et DD-13 engagés dans une discussion avec des mines de conspirateurs. Effectuant un tour du « Perturbateur », Hyabu ne peut que constater que Rudy ne s’est pas contenté d’isoler les pièces détachées qu’il avait demandé, mais que des réparations de bonne tenue ont déjà été effectuées – ce qui l’irrite doublement. Alors que la nuit commence à tomber, les senseurs du « Perturbateur » annoncent l’arrivée de deux navettes, qui se posent rapidement dans l’enceinte du terrain de Rudy. Ce dernier est fermement accompagné par Cornell dans la distillerie avec ordre de ne pas en sortir tant que les visiteurs ne seront pas partis. L’équipage se rend au contact des deux navires, et des hommes armés en sortent pour effectuer une fouille complète et sécuriser les lieux. Puis, l’officier en charge demande à l’équipage un lieu pour héberger une discussion discrète de 10 minutes. Cornell convoie l’ensemble du groupe vers le logement de Rudy, où le poêle dispense une douce chaleur et entretient un pot de café gouteux.

Mon Mothma est enfin introduite dans le logement du ferrailleur. Cornell et Hyabu se lancent dans un récit décousu des dernières découvertes du groupe à l’égard de la Présidente, en insistant sur les informations rassemblées par le Soleil Noir et sur le fait que ce groupe sait qu’elle a identifié leur(s) espion(s). En d’autres termes, la Présidente est potentiellement « grillée », ce qui la plonge dans de profondes réflexions. De plus, le cas de l’ex-Sénateur Istara est mis sur la table. Mon Mothma indique ne rien pouvoir faire au sujet de la somme promise par le vénérable Wookie, mais que ce dernier doit être exfiltré au plus vite de la planète. Pour cela, elle indique que le groupe doit se rendre auprès de Mon Torba – décrit comme un homme rouquin suant beaucoup – dans l’enceinte de son QG de campagne, et se présenter à lui comme les envoyés de la Reine des Diamants. Il saura mobiliser la bonne filière pour sortir l’ex-Sénateur de sa mauvaise situation. La Présidente remercie le groupe pour l’ensemble des informations, mais sa moue indique que jusqu’à maintenant, elle se retrouve avec plus de problèmes supplémentaires que de solutions opportunes… Offrant toutefois son aide au capitaine Hyabu en cas de besoin, ce dernier rebondit immédiatement en lui demandant la libération de Meera. Mon Mothma pense pouvoir l’obtenir facilement auprès du major Kalnor, du fait des multiples et complexes échanges de services ayant cours entre les dignitaires de Chandrila.

Il est maintenant temps pour Mon Mothma de regagner son vaisseau. Trépignant sur place, Alto déclare alors que le plus gros problème actuel réside dans la construction par l’Empire d’une arme énergétique aux proportions gigantesques, située au bout d’une route hyper-spatiale cachée. Secondée par Zayne, elle insiste sur le fait qu’il faut surtout agir sur ce dossier pour éviter la mort atroce de millions d’innocents. L’attention de Mon Mothma est immédiatement aiguisée par cette annonce, car une telle information lui permettrait d’agir avec force au Sénat contre l’Empereur. Elle déclare au groupe que les preuves de l’existence d’une telle arme de destruction l’aiderait au sénat à créer un vent de sympathie pour les rebelles. Puis, cédant à la pression répétée de son officier de protocole, la Présidente quitte rapidement les lieux, en déclarant qu’elle pourra être recontactée par le même procédé

En fin de soirée, l’équipage regagne la capitale et la luxueuse suite du capitaine. Quelques heures plus tard, c’est une Meera dépitée et dépourvue de son bras cyber qui est amenée, sur ordre du major Kalnor, à la porte de l’hôtel. Epuisée, elle déclare qu’elle « ne le fera plus » avant de disparaître dans sa chambre. Le lendemain matin, le bras cyber est livré par un coursier impérial. Définitivement humiliée, Meera doit se résoudre de demander à DD-13 d’effectuer une inspection minutieuse du bras pour y enlever tout mouchard qui s’y trouverait. Le reste de l’équipage est également dubitatif après sa rencontre avec Mon Mothma et la tâche insurmontable à laquelle il pourrait s’atteler – sans contrepartie aucune. En fin de compte, « la Rébellion, c’est nous », veut croire Cornell.


[Scène bonus]
Le visage de Rudy s’écrase dans la neige, aux pieds d’une femme au blaster encore fumant. Un droïde-drone survole la casse de Rudy tandis qu’elle s’empare des données d’une holo-caméra extérieure… Elle passe en revue rapidement les images, et un sourire fend son jeune visage jeune, lorsqu’elle arrête l’enregistrement sur le visage d’Alto.

lundi 18 février 2019

Calme, luxe et volupté


Session Star Wars #19

Date : 12-Feb-2019

Avec :
Le Capitaine Hyabu, reconverti en organisateur de chasses surprises
Meera, qui se réclame d’un illustre membre de la Marine impériale
Nir Stone, qui rebaptise un Wookie
Aqualto Fudah (‘Alto’), qui se lance dans une construction ardue
Zayne Bentaroo, sur la piste de bonnes œuvres caritatives


Lieu(x) :
Chandrakant, système Chandrila


Il faut bien compter une dizaine de jour pour effectuer le trajet entre N’Kalon, située non loin de Kashyyk, et Chandrakant, la principale lune de la géante gazeuse Chandrila. Véritable encyclopédie vivante, Meera liste les principaux attributs de cette lune, une des plus vieilles représentantes de l’ancienne République, et vivant sous un régime d’harmonie naturelle et écologique. Chandrila est située dans les environs du système Brentaal, dans le Noyau, et il faut s’attendre à ce que tout y respire le luxe et l’équilibre consensuel... Le trajet est mis à profit pour commencer à nettoyer le Rokh. Le calme est revenu parmi l’équipage, et chacun prend petit à petit ses marques à bord du navire. Hyabu et Piy sont fort occupés avec la remise en ordre du vaisseau et à l'organisation des espaces intérieurs, Meera s’intéresse à l’organisation d’une future infirmerie, Alto prend possession d’un canapé pour ses méditations matinales, Cornell organise sa cuisine... Quant à Istara, il semble avoir pris goût aux calmants dispensés par DD-13.


Beaucoup de travail en perspective à l'intérieur du Rokh...


Un soir, après avoir débarrassé un des deux mess des affiches couvertes de femelles extraterrestres aguicheuses, Nir, Alto et Zayne s’installent autour d’une table sous un éclairage tamisé. Les cristaux Kyber dérobés au Soleil Noir, et qui avaient été placés en sécurité à bord de la navette d’appoint avec DD-13, retrouvent enfin la lumière. Dans cette atmosphère studieuse, chacun cherche à décrypter les derniers évènements. D’un ton grave, Alto insiste sur le danger que représente l’Inquisiteur Galen, dont la frustration probable représente un risque majeur pour le groupe. Elle pense que l’utilisation de la Force « brute » comme le fait Cornell ne peut qu’attirer l’attention de leur poursuivant. Nir reste dubitatif devant la possibilité de traquer l’équipage sur une distance aussi immense, mais Alto et Zayne semblent convaincus que Galen ou d’autres en sont peut-être capables. La prudence est donc de mise, et Zayne pense qu’un enseignement serait bénéfique à tous pour apprendre à mieux canaliser les flux d’énergie. Pour cela, il faudrait tenter de reprendre la piste ténue vers le maître Suljo Warde que Zayne et Alto suivaient avant de rejoindre par la force des choses l’équipage du Rokh.

Posant un regard plein de respect sur les cristaux Kyber, Alto continue en annonçant vouloir se mettre en quête des éléments qui lui permettraient de construire son propre sabre-laser, plus adapté à sa frêle morphologie et à son style de combat basé sur l’anticipation et la rapidité d’exécution. Elle pense pouvoir le faire dès qu’elle aura mis la main sur un atelier à même de lui fournir des pièces sur mesure construites un alliage de titane dont elle vante la légèreté et la solidité. Cela suppose de pouvoir se rendre sur une planète bien achalandée, et un système du Noyau comme Chandrila pourrait sans doute représenter une bonne occasion de trouver de tels éléments. Questionnée par Nir sur le temps que cela lui prendrait, Alto évoque vaguement plusieurs semaines de travail, sans grande conviction. Zayne semble toutefois confiant dans la capacité de sa ‘sœur’ à procéder à ce montage en suivant son instinct dans la Force. Alto préfère quant à elle évoquer son expérience avec son sabre actuel, dont elle a déjà eu le loisir d’analyser avec attention le montage par le passé.

Tendant alors sa main au-dessus de la table, Alto porte immédiatement son attention vers la gemme lorrdienne, cristal de couleur blanc-bleu semblant vibrer avec douceur dans la main de la jeune Mirialan. Elle semble comme convaincue de son affinité particulière pour cette pierre, et elle la remise dans une minuscule sacoche accrochée à son cou par un fin collier métallique. Comprenant qu’il doit aussi tester son affinité pour un des cristaux Kyber, Nir porte sa main sans hésiter vers la gemme de dragite violette, qui semble générer à son contact prolongé une onde de résonance sonore inhabituelle. Quant à Zayne, il hésite face aux trois cristaux encore en lice et se lance dans une comparaison minutieuse de leur réactivité. Les billes de barab vibrent dans sa main, semblant constamment perdre et retrouver leur cohérence, laissant le padawan circonspect. Il laisse également le cristal de méphite très rapidement de côté, ses doigts laissant échapper de minuscules gouttelettes de sang après un contact brûlant. Enfin, son attention se porte sur la gemme de saphite, comme attirée par lumière diffractée en une multitude de rayons et le petit son cristallin qui s’en échappe. Mais quand sa main se referme sur la gemme, une petite détonation se fait entendre, laissant un sourd bourdonnement dans les oreilles des trois jeunes utilisateurs de la Force. Cet épisode imprévu déclenche un petit rire de Zayne, semblant sceller son union avec le cristal.


Bien des choix à disposition...


Remontant des cales, Hyabu et Meera trouvent les trois padawans dans cette ambiance particulièrement calme et concentrée, avec le sentiment de perturber une atmosphère très particulière. Le charme est effectivement rompu, chacun s’ébrouant pour remonter légèrement l’éclairage, ajouter des chaises autour de la table ou apporter une boisson fraîche pour le Capitaine et la Chiss. Tous se demandent comment aborder Chandrila, questionnement auquel Hyabu répond en proposant le prétexte de la chasse. N’est-il pas un grand fervent de chasse depuis toujours ? De plus, les cages toujours présentes dans les cales pourraient tout à faire appuyer une démarche d’organisation de chasses nécessitant la capture et le convoyage d’animaux tous plus dangereux les uns que les autres vers d’autres lieux dans la galaxie. Ce sont donc « les chasses surprises du Capitaine Hyabu » qui seront la couverture officielle de l’équipage pour le séjour sur Chandrakant.

Meera fournit des détails supplémentaires sur la situation du système. A sa connaissance, Mon Mothma est la présidente du système et la sénatrice officielle, même si c’est son suppléant, nommé Kief Binsky, qui siège à sa place depuis plusieurs années. La présence impériale y est forte, avec un gouverneur planétaire (Gareth Weazel) et un Moff sectoriel (Khol Seerdon) nommé récemment. Ces éléments renforcent le trouble du groupe, qui sent bien qu’il sera bien difficile d’approcher une personnalité aussi importante et surveillée sur une planète a priori très civilisée. Il semble de plus évident à Alto et Meera que les fausses identités utilisées depuis le passage sur Saleucami risquent d’être compromises après les évènements sur Kashyyk.



Kief Binsky à la sortie d'une séance du Sénat.


Maintenant qu’un plan d’approche du système semble établi, Nir va trouver le fils d’Istara dans sa cabine. Ce dernier semble moins dévasté que son père par sa situation et les mots de Nir pour motiver sa soif d’action semblent atteindre leur cible. Sur la suggestion de Nir, il est prêt à participer à une chasse de couverture si cela s’avère nécessaire. De plus, pour protéger sa véritable identité, il accepte d’être rebaptisé du nom de Occam par un Nir très en verve. Ce changement de nom donne lieu le lendemain à une sympathique cérémonie au mess du pont supérieur, sous le haut patronage de Nir. Quant à Istara, il accepte de confier son disque de sénateur à Alto, et indique qu’il donnera le mot de code permettant de contacter Mon Mothma dès que le groupe aura la certitude d’avoir un moyen fiable de l’approcher d’une façon ou d’une autre.

L’arrivée dans le système de Chandrila révèle un trafic dense auquel l’équipage est peu habitué, mais finalement assez classique pour un système du Noyau. Des nombreux cargos de transport croisent une myriade de petits navires sans hyperdrive en transit local. Plusieurs stations orbitales abritant des chantiers navals encadrent la lune de Chandrakant, principalement éclairée par la géante gazeuse verte en orbite lointain autour de l’étoile mourante du système.



Descente sur Chandrakant, Chandrila à l'horizon...


Hyabu note la présence d’un super-destroyer impérial arrimé à l’une des stations orbitales, sans doute pour y finaliser sa construction, avant qu’un contrôle droïde automatisé du Rokh soit effectué. Le code du transpondeur passe sans encombre, permettant au Capitaine d’amorcer une descente en douceur vers le gigantesque astroport de Hanna, la capitale de Chandrakant. Des droïdes assistent l’atterrissage du Rokh sur une plateforme adaptée à sa taille, après la traversée d’un bouclier énergétique protégeant une luxueuse cité posée sur les bords d’une mer argentée.


Présence impériale dans le système de Chandrila.


L’équipage peut enfin descendre se dégourdir les jambes sur un tarmac baigné dans un doux climat, clairement régulé sous le bouclier. Une musique d’ambiance ‘lounge’ se déverse autour de la piste d’atterrissage, au bord de laquelle attend un officier des douanes chargé de régler les formalités administratives d’accès à la cité. Les identités (réelles) de chacun sont scannées sans déclencher de réaction particulière, après un temps d’attente qui semble durer une éternité, et les demandes de visa sont effectuées. Il apparait toutefois que l’usage du système soit d’effectuer un don à une œuvre caritative locale, montrant ainsi l’attachement des visiteurs au lieu (et accélérant significativement la vitesse de traitement de la demande de visa). En attendant, l’équipage se pose dans un grand hall où les visiteurs sirotent des boissons exotiques facturées à un prix exorbitant. Si la cigarette électronique d’Alto semble tolérée sur la terrasse, le gros cigare de Hyabu déclenche une action rapide du personnel pour lui demander de l’éteindre, à son grand regret.

Après avoir constaté que l’astroport de Hanna est connecté à l’holonet galactique, Zayne consulte la liste des organisations susceptibles de recevoir le don de l’équipage, se demandant si l’une d’entre elles serait susceptible de pouvoir attirer discrètement l’attention de la présidence. Cela dit, les fonds actuellement limités de l’équipage semblent empêcher un don permettant de sortir du lot, et Zayne note sans trop d’illusion le nom de « l’association de soutien scolaire Kief Binsky ». Pendant ce temps, Meera consulte la liste des hôtels de qualité des environs, et porte son dévolu sur le Grand Hôtel Shandryla, malgré les cris étranglés de certains de ses compagnons à l’évocation des tarifs prohibitifs pratiqués par cet établissement. Plongé dans un journal local, Hyabu réfléchit à la possibilité de laisser le Rokh quelques jours dans un chantier naval en orbite afin d’y faire effectuer quelques aménagements intérieurs. L’installation de cages plus spacieuses, voire d’un aquarium, lui semble en effet essentielle pour crédibiliser la couverture des « chasses surprises ».


Chandrakant, son astroport et la capitale Hanna.


Comme attendu dans un astroport de ce standing, des écrans géants diffusent en sourdine des images de chaînes d’information continue. Alors que des tasses de véritable café bio sont déposées sur la table basse autour de laquelle est affalée l’équipage, les images montrent un officier impérial très propre sur lui, voire beau et charismatique, selon les standards humains. Il s’agit du major-général Kalnor, qui semble faire une intervention publique dans l’école des cadets de la marine de Chandrila, un établissement réputé dans l’Empire pour la qualité de sa formation. Flattant ici un élève d’un sourire charmeur, écoutant là avec une attention toute particulière un autre cadet débitant un texte visiblement appris par cœur, Kalnor semble littéralement en campagne. Derrière lui, assise dans un fauteuil autoporté, une jolie femme blonde aux jambes sectionnées est présentée comme étant Dame Brionelle, son épouse aimante. Le reportage finit sur un discours de Kalnor, dispensé devant l’ensemble des cadets rassemblés pour écouter une supplique magnifiant l’Empire et ses bienfaits.


Le Major-Général Kalnor (portrait officiel).


Titillée par ces informations parcellaires, Meera comprend rapidement au travers de la presse locale qu’un vote référendaire aura bientôt lieu dans le système pour décider du renouvellement ou non du contrat liant Chandrila à « l’Alliance impériale ». Apparemment, ce vote a lieu tous les 25 ans, et la principale clause du contrat consiste à fournir des troupes et des cadets à la Marine impériale. Comme il y a 25 ans, Mon Mothma semble plutôt encline à sortir de ce contrat pour rejoindre une posture attentiste de ‘non-aligné’. Plusieurs dignitaires locaux (tous porteurs du titre honorifique de ‘Mon’) font également campagne, allant de francs opposants à l’Empire aux plus zélés laudateurs du régime. Certains rejoignent plutôt la ligne de ‘non-aligné’, ajoutant à la confusion sur l’issue du vote prévu d’ici une dizaine de jours.

Encore plus dubitatif sur sa capacité à approcher Mon Mothma dans les jours à venir, l’équipage peut retourner sur le tarmac pour finaliser les procédures administratives d’accès à la capitale. Le choix de Zayne reçoit un accueil enthousiasme du douanier, qui vante les qualités de Kief Binsky comme sénateur suppléant. En tout état de cause, le don (1Kc) à « l’association de soutien scolaire Kief Binsky » permet une délivrance immédiate du visa de chacun, et Hyabu organise le transfert automatisé du Rokh vers l’orbite lunaire et un chantier naval adapté à sa commande. Cela laisse le temps aux autres membres du groupe de procéder au transfert de Istara, Occam et Mexnean vers le « Perturbateur », navire qui sera conservé au sol pour y camoufler ces passagers clandestins. Meera peut enfin prendre la tête de l’équipage pour le convoyer de force vers le Grand Hôtel Shandryla, situé sur une grande avenue délicatement arborée et décorée de grands lampadaires basse consommation. Là, Hyabu et Meera prennent chacun possession d’une suite luxueuse (200C par nuit). Plus modestement, Nir, Alto et Zayne considèrent qu’une chambre plus modeste leur sera bien suffisante (20C par nuit).

Se retrouvant tous dans la suite du Capitaine, les membres de l’équipage cherchent à identifier la façon la plus efficace d’exploiter les évènements en cours pour arriver au contact de Mon Mothma. L’holonet fournit quantité d’informations sur le référendum à venir, et les protagonistes de l’élection. Le dénommé Mon Aberdar, un homme d’affaires libéral prônant le non-alignement, apparaît comme un allié objectif de la présidente. Dans le camp des opposants farouches au contrat d’alliance impériale, Mon Palomar semble le plus vindicatif. Cet ex-séparatiste gouailleur et au bagou certain défend la thèse d’une sortie de l’empire aussi rapide que définitive. Au contraire, Mon Mercar et Mon Coronar soutiennent le maintien dans l’alliance impérial pour les 25 ans à venir, l’un d’eux allant jusqu’à annoncer que Mon Mothma a fait son temps et que la situation dans la galaxie a bien changé sur les 25 dernières années. D’autres intervenants plus atypiques sont également présents au cours de la campagne électorale en cours. Mon Teregoba est issu de la seconde lune de Chandrila. Il s’agit d’un radical écologiste, qui prône un éloignement drastique de l’Empire et de son approche uniquement technologique. Quant à Mon Torba, il s’agit d’un extrémiste racial montrant un dégoût certain vis-à-vis des races non-humaines présentes dans le système, et critiquant la « mollesse » de l’Empire sur ce sujet, justifiant par là son positionnement indépendantiste. Chacun de ces dignitaires mène campagne à partir de QG dispersés dans la capitale. 

La présidente Mon Mothma quant à elle ne mène pas véritablement campagne, adoptant une attitude monacale soulignée par ses retraites régulières dans une datcha située dans une région de nature reculée de la lune, zone de villégiature privilégiée d’une frange très favorisée de la population locale. Elle y retrouve sa petite-fille, sa propre fille étant décédée depuis quelques temps déjà. Fortes de ses éléments, Alto est partisane d’une infiltration de QG de campagne, tandis que Meera marmonne des plans d’enlèvement potentiels de la fillette.



Portrait officiel de Mon Mothma, Présidente et Sénatrice de Chandrila.



La soirée est mise à profit par chacun pour glaner quelques informations. Nir gagne une zone de loisirs de la capitale, en quête des boutiques de bookmakers locaux. Les cotes des paris posés sur le résultat du référendum l’intéressent au plus haut point, et il peut constater que les partisans du statu quo pour le maintien au sein de l’alliance impérial sont donnés gagnants sur le fil vis-à-vis des non-alignés. Pour sa part, Zayne navigue sur l’holonet pour identifier des moyens de contacter la présidence. Il existe en effet un canal de messagerie électronique pour envoyer une requête ou une complainte vers le cabinet présidentiel, mais il semble évident que ce canal est sans doute très surveillé et soumis à bien des filtres avant d’aboutir à Mon Mothma elle-même. Pour l’instant, Zayne préfère donc ne rien tenter par ce mode de prise de contact. Piy a approché une association d’anciens combattants avides de partager leurs exploits passés, et leurs frustrations de ne pas avoir percé à un niveau plus élevé une fois sortis du service d’active. A force de partager des boissons alcoolisées au bar de l’association, il finit par apprendre des éléments du passé de Brionelle, notamment en étant redirigé vers un holodoc ancien présentant la major de promo qu’elle était alors à la sortie de l’Académie des cadets de Chandrila. Discutant avec ses nouveaux amis, Piy ne peut cerner la personnalité du major-général Kalnor, qui apparaît totalement lisse. A l’inverse, Kief Binsky est décrit comme un personnage atypique, plein de contradictions et de zones d’aspérités… Enfin, Hyabu, tout à son idée des « chasses mystères », se renseigne sur le ‘don’ nécessaire à l’établissement d’un permis de chasse et/ou de capture de créatures sur la lune de Chandrakant. Il en couterait au minimum 15Kc au Capitaine, somme qu’il n’a pour l’instant pas en sa possession après le rachat de son navire.

Après avoir passé commande de nouvelles tenues sur mesure et de quelques babioles supplémentaires, Meera s’intéresse au cas de Dame Brionelle, l’épouse de Kalnor. Originaire comme lui de Chandrila, elle est présentée par la presse comme une véritable héroïne impériale, pilote douée de chasseur TIE dont le parcours a été brisé lors du « drame de Scariff ». Son appareil abattu, elle a perdu l’usage de ses jambes, l’obligeant à se déplacer dans son siège. La nouvelle sitôt connue, Kalnor a épousé celle qui n’était jusque-là que sa fiancée officielle, ajoutant une médaille de plus à son parcours emblématique d’officier impérial modèle, et enfant chéri du pays. Posant son regard sur sa propre prothèse de bras cyber, Meera voit là une possible porte d’entrée vers un protagoniste d’importance engagé dans la campagne référendaire, même s’il ne semble pas du même bord que celui de Mon Mothma.



Image tirée d'un holodoc de propagande de l'académie des cadets de Chandrila. Brionelle, de 10 ans plus jeune, y est suivie par une équipe de tournage. Ce document est difficile à trouver depuis "l'accident" sur Scariff.



De son côté, Alto se rend au QG de campagne de Mon Aberdar, curieuse de prendre la température au cours d’un de ces meetings au long cours précédant le vote référendaire. Sur une planète affichant un taux de 96% d’humains, sa présence au meeting déclenche l’intérêt de certains participants. Au milieu d’une foule dense postée sous des écrans géants diffusants des interventions diverses, on discute politique avec Alto autour d’un verre. Ecoutant poliment ses interlocuteurs en les relançant de la manière la plus neutre qui soit, Alto constate une certaine diversité d’opinions dans une assemblée qu’elle pensait pourtant acquise à la thèse du non-alignement. Ainsi, les interventions enregistrées de Mon Coronar et Mon Mercar recueillent des applaudissements plutôt polis, alors que celle de Mon Aberdar est au contraire franchement huée, son passé d’ex-séparatiste lui étant vivement reproché. Mais c’est surtout Kalnor qui recueille le plus d’approbation, et une vague générale d’assentiment traverse l’auditoire une fois son intervention finie. Il est après tout un enfant de Chandrila et un fier représentant de l’Empire, qui apporte paix et prospérité à la galaxie. L’Empereur lui-même n’est-il pas le sauveur qui a permis d’en finir avec la guerre noire ? Ne souhaitant pas polémiquer sur la qualité des interventions des troupes impériales hors du Noyau, Alto redirige la discussion sur la suite du processus électoral. Elle apprend ainsi que tout sera finit d’ici 10 jours, les trois dernières journées étant consacrées au dépouillement qui est mené dans une résidence présidentielle au cours d’une fête à laquelle participent tous les gens « qui comptent ». Une fois rentrée à l’hôtel, Alto s’empresse de transmettre cette information présentant une potentielle stratégie d’approche. Reste à trouver comment l’équipage pourrait être invité à participer à ces festivités officielles.



Meera dans une nouvelle tenue.


Après une bonne nuit de sommeil, Alto se lève très tôt et part en ville pour y trouver des revendeurs d’éléments électroniques et un atelier d’usinage de pièces métalliques spécialisé dans les alliages spéciaux. Quant à Zayne, il peut remercier son intuition pour avoir choisi « l’association de soutien scolaire Kief Binsky » lors du don d’accès à la capitale. C’est en effet une invitation aux donateurs qui attend l’équipage pour participer le jour-même à la visite d’un orphelinat qui sera menée par le major-général Kalnor et Dame Brionelle. Voyant là une possibilité (certes encore lointaine) d’accéder aux festivités du dépouillement, Meera estime que les informations glanées sur l’épouse de Kalnor pourraient être habilement exploitées à l’occasion de cette visite. Zayne et Meera se rendent dans la matinée sur le site de l’orphelinat, accompagnés de DD-13. Le major-général arrive bientôt, accompagné de sa suite dans laquelle se trouve son épouse. Les dignitaires et les représentants sélectionnés de la presse accompagnent Kalnor dans son opération de séduction auprès de jeunes enfants a priori subjugués par sa présence. Le reste du public est cantonné derrière des barrières gardées par des Stormtroopers sur le qui-vive. Sa nature de Chiss représentant un élément d’attraction certain, Meera fixe son attention sur Brionelle, restée comme à son habitude en retrait. Au détour d’un mouvement, cette dernière capte le regard intense de Meera, qui d’un signe discret semble lui indiquer qu’elle souhaite lui parler. Intriguée, Brionelle envoie un soldat escorter Meera et DD-13 au-delà de la barrière, laissant Zayne seul parmi la foule.


Le Grand Amiral Thrawn.


Suivant le soldat, Meera peut pénétrer dans une zone restreinte, où une collation est servie aux visiteurs officiels. Elle est évidemment fouillée et doit se séparer de tout ce qui pourrait représenter un danger, à savoir ses blasters et son bras cyber. Ainsi dépouillée, elle peut enfin retrouver à l’écart la jeune femme handicapée, et elle entame un bluff osé. Commençant par comparer leurs deux situations respectives, et ce que l’existence leur a enlevé à une certaine époque, elle évoque ensuite les possibilités technologiques qui peuvent permettre de retrouver une part de liberté. Sentant que son interlocutrice reste encore dubitative sur le sens réel de sa démarche, Meera se présente alors comme une collaboratrice non-officielle d’un illustre personnage impérial d’une origine similaire à la sienne (décrivant là l’Amiral Thrawn, qu’elle ne nomme jamais). Son maître s’intéresserait de près à la jeune femme et à ses qualités intrinsèques, et rejoindre cette équipe lui ouvrirait bien des portes… Désormais très attentive, Brionelle tente de surprendre Meera en lui demandant si elle appartient au BSI, mais la Chiss lui rappelle son statut totalement officieux. A priori convaincue par le bluff de Meera, Brionelle l’invite alors à la suivre vers le site de la forteresse impérial pour un entretien privé plus approfondi, étant intriguée par « la très ancienne confrérie » à laquelle Meera appartiendrait. Si un frisson traverse l’échine de Meera, elle n’en laisse rien paraître, se demandant juste où la mènera cet imprévu qui laissera ses compagnons dans l’ignorance de sa nouvelle destination…