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jeudi 2 décembre 2021

Intelligence Suprême


Session Star Wars #54

Date : 29-Nov-2021


Avec :

Le Commandant Hyabu, qui perd à nouveau un navire

Meera, qui doit tenir son rôle de son double

Aqualto Fudah (‘Alto’), qui a une intuition fulgurante

Zayne Bentaroo, qui accélère des pourparlers dangereux


Lieu(x) :

Planète Cona

Colonies, vers les Confins, Secteur Kadraan


C’est le chaos sur le tarmac. Les explosions endommagent les nombreux vaisseaux stationnés sur l’astroport, tandis que des activistes Arcona qui se dévoilent parmi la foule. Leurs tirs ciblent en premier lieu les impériaux et autres gardes armés pris au dépourvu, et la confusion leur permet de monter en parallèle de lourdes armes sur trépied. La populace hurlante se disperse au plus vite pour fuir le lieu, car les « terroristes » n’hésitent pas à tirer sur tout ce qui ne ressemble pas à un Arcona. Reprenant la première ses esprits, Meera déclare à la cantonade qu’il s’agit de leur chance pour monter à bord, tout en désignant « l’Excelsior » – le navire de l’Archonte – devant lequel des gardes nerveux organisent un barrage défensif. Entourée de ce qui semble être d’inquiétants gardes du corps, la cyborg camouflée sous sa peau synthétique de Trandoshan se lance vers le portail magnétique bloquant l’accès au tarmac, qu’elle shunte en un tour de main. Méfiants, les gardes se tendent en voyant la progression décidée du groupe vers leur navire. D’un geste vif, Meera enlève son masque reptilien, dévoilant alors ce qui semble être le visage de l’Archonte. 


Sur le tarmac


Le groupe monte rapidement la passerelle du navire, « l’Archonte est à bord, on décolle » annonce un garde dans son comlink. Arrivé au bout de la coursive, l’équipage découvre l’immense salle disposée sous la large verrière, au travers de laquelle on devine la tour arrière du vaisseau, qui contient les appartements du yacht. La décoration laisse deviner une multitude de fontaines, de piscines, d’éléments de décors un peu kitch, le tout enveloppé par une luxuriante végétation tropicale. A leurs balcons personnels, ou au bord d’une piscine, les courtisans de l’Archonte sirotent des cocktails tout en commentant la scène de destruction en cours sur le tarmac. Au milieu de la pièce trône une splendide statue humanoïde, totalement blanche et au style épurée – tout à fait dans la veine de ce qu’aime le Pacha Yukaï. Meera marque un temps d’arrêt, tant elle se sent quasiment « à la maison » - un sentiment qui déclenche un léger tic à son œil droit. Hyabu ne peut s'empêcher de pester intérieurement sur "L'Espi-Aigle" abandonné sur le tarmac et à l'acompte versé pour des réparations dont il ne verra jamais la couleur...


Un courtisan de la cour du Pacha


Alto marque également un temps d’arrêt face à la scène. Par bien des égards, le luxe déployé dans le lieu lui rappelle ce palais vide entrevue dans ses récentes visions. Alto entend à nouveau la voix du vieil homme, qui poursuit la discussion. Poussé par Alto, il exprime ses regrets d’avoir perdu des personnes qui lui seraient très précieuses pour le conseiller, l’épauler, et casser sa solitude extrême. Ces personnes sont-elles d’ailleurs vraiment perdues… voire exilées ou définitivement disparues ? Qui sont-elles ? Alto pourrait les retrouver et les ramener au palais… Sa puissance lui permettrait sans conteste de le faire, et Alto se sent d’ailleurs prête à accomplir de grandes choses pour le vieil homme… ou pour elle-même. Reprenant ses esprits, elle saisit un regard interrogatif de Zayne, qui comprend que les visions de sa sœur se poursuivent. Mais Alto lui confie sa méfiance, elle pourrait être le jeu d’une de ces visions implantées par Suljo Warde dans un passé indéfini…


« L’Excelsior » et sa nuée de chasseurs ont déjà pris de la hauteur et filent vers l’espace. D’un ton ne souffrant aucune contestation, Meera demande à ce qu’on l’escorte vers ses appartements, suggérant que même l’intérieur du navire pourrait ne pas être sûr. Les nuées de courtisans sont écartées dans ménagement, et le groupe rejoint un ascenseur de verre qui permet d’accéder à une large suite décorée avec goût, dans un style épuré et vintage. La plus saisissante pièce artistique consiste en la statue cryogénisée de Nir Octavion, comme saisi par un tir de blaster en pleine poitrine – laissant tout l’équipage le souffle coupé pendant de longues secondes. Alto se lance vers le socle et s’assure que les voyants d’activité vitale sont bien positifs, mais clairement Nir aurait besoin d’un équipement médical de premier ordre pour survivre – une décongélation semble donc totalement exclue à ce stade, lui confirme Meera. Un détail supplémentaire attire l’attention de la cyborg, car les écrans indiquent une date de cryogénisation située 30 ans en arrière – soit bien avant sa congélation pour le compte de Gracchus le Hutt. Tout cela plonge l’équipage dans une grande perplexité. L’air sombre, Alto récupère son sabre de padawan, accroché au mur comme un trophée derrière la silhouette figée de Nir. 


Les appartements de l’Archonte contiennent un poste de commandement simplifié du navire, et Alto y découvre également une multitude d’écrans permettant de surveiller l’activité enregistrée par un énorme réseau de caméras dispersées dans le navire. Un dressing camouflé derrière un paravent contient toute une garde-robe qui ravit Meera, même si le style est nettement plus sobre que ce à quoi elle est habituée. De larges sièges confortables sont disposés autour d’une table basse, dans laquelle on trouve un assortiment de boissons diverses, amuse-bouche et autres cigares – pour le plus grand plaisir du Commandant Hyabu. Au fond de la suite, une large salle de bain révèle l’intérêt spécial de l’Archonte pour l’hygiène buccale, à en croire les stocks de pâte dentifrice accumulés là. Interrogative, Alto se demande à quel point la création bio-robotique que doit être l’Archonte est en train de pourrir de l’intérieur et craint d’être trahie par une haleine désastreuse. 


Dans les appartements de l'Archonte


Un visiteur se présente devant l’accès aux appartements de l’Archonte. Humain, ventripotent, et arborant un crâne rasé et tatoué, il s’avance sur des suspenseurs lui permettant de moins souffrir de son poids excessif. Des câbles branchés au bout de ses doigts lui permettent de tirer derrière lui – telle une collection de laisses – une petite armée de droïdes ovoïdes rappelant vaguement – en plus petit – la forme et le design du regretté DD-13. Répondant à une activité apparemment routinière, le dénommé Slaad propose à sa Maîtresse de l’ausculter, lorsqu’elle voudra bien quitter l’abri que lui procure le paravent, mais cette dernière refuse. Confus, Slaad reporte son attention sur l’entourage actuel de l’Archonte et s’étonne de la présence d’un Toydarien dans ce lieu, mais Meera coupe cours à la digression, affirmant qu’il possède des informations « sur l’un des siens ». Semblant comprendre à qui il est fait référence, Slaad embraye alors sur les renseignements glanés au sujet du navire des contrebandiers sans envergure sur lequel l’Archonte lui avait demandé d’enquêter. Ces mercenaires semblent s’être ligués avec des Impériaux, « pas nos alliés, les autres »… Puis il ajoute de manière sibylline que « l’un d’eux est un Adepte, mais mon chien le sent », et qu’ils se trouveraient sur la petite lune de Kletsia – un nom qui n’évoque rien à l’équipage. Meera surgit alors de son abri, se révélant dans son plus simple appareil. Subjugué, Slaad note l’exceptionnelle guérison de la blessure de sa Maitresse, puis se voit congédié par Meera qui se couvre avec une sorte d’austère kimono blanc surmonté d’un bonnet enveloppant totalement son crâne. 


Un signal sonore indique une demande de communication en provenance du pont du navire. Le Commandant Karl souhaite prendre des instructions quant à la destination du navire. Postée près des écrans de contrôle, Alto scrute l’officier tandis que Meera demande à ce le cap soit mis vers l’avant-poste de la planète-prison. Un jeune homme en uniforme noir semble interférer avec le Commandant Karl, qui est ouvertement irrité, et Alto peut l’entendre déclarer qu’il n’a « aucun compte à rendre à ce type ». Gardant sa contenance, le jeune homme quitte le pont du navire, et Alto n’a aucun mal à pouvoir suivre sa progression à travers le navire, en le suivant à travers le réseau de caméras. Il finit par rejoindre une suite située au même étage que celle de l’Archonte, et qui ne contient aucune caméra – la seule du navire, semble-t-il… Aidés du journal de bord détaillé et du plan du navire, Alto et Zayne identifient rapidement qu’il s’agit des appartements d'un certain Lord Xen – seule annotation laconique concernant cet occupant. 

Sur le pont de l'Excelsior


Au travers de courts sauts en hyperespace dans ce qui semble être un environnement complexe dans lequel naviguer, « L’Excelsior » atteint rapidement les abords de l’avant-poste – une station spatiale faite de bric et de broc. Les grandes baies vitrées de la chambre révèlent un paysage interstellaire des plus étonnants, fait de clair-obscur, de sources lumineuses déviées par des corps célestes camouflés, d’aurores boréales démesurées… Profitant de cet arrêt, les courtisans se dispersent dans le navire, à la recherche d’amusements et de distractions. Certains préfèrent se concentrer sur ce qu’ils savent faire le mieux – courtiser. Accompagné par une foule de pique-assiettes et autres musiciens, un bellâtre se présente devant l’appartement. Il s’annonce comme le Marquis de Sarabande, mais son enthousiasme est vite douché par Zayne, dont la large carrure empêche toute progression vers la suite. Prétextant le repos de l’Archonte, Zayne finit d’achever sa suffisante bonne humeur et lui signaler sa disgrâce temporaire. 


Le répit est de courte durée, car Lord Xen annonce sa venue imminente pour une entrevue – juste le temps pour Alto de se vêtir comme Meera et de lui rendre sa fausse peau humaine. Le visiteur est accueilli par Zayne, auquel il décoche un regard interrogateur. En profitant pour le sonder de manière sommaire, Zayne détecte un sentiment d’étonnement, voire d’agacement. L’apparence de Lord Xen ne permet pas de déterminer à quelle faction il pourrait appartenir – mais sans doute un officier des services du Pacha Yunkaï. Laissant éclater son irritation envers le double de l’Archonte, Lord Xen lui demande de justifier la présence de ces « guignols » dans sa suite, puis lui intime l’ordre de passer en veille – ce que Meera mine de faire. D’un ton cassant, il se retourne vers le groupe disséminé dans la pièce pour demander où se trouve le cadeau du Pacha. Prenant la direction de la discussion, Zayne rétorque que le groupe est en route pour le récupérer. 

Lord Xen


Semblant enfin comprendre à qui il a – faussement – à faire, Lord Xen devise alors aimablement avec Zayne sur tout ce qui attend le groupe. L’arme se révèle instable, ce qui n’est pas étonnant avec un cristal de cette taille. Le BRI est visiblement sur le coup, et semble connecté à un groupe d’indépendants menés par un Toydarien fantasque. Le Pacha a installé un piège qui règlera définitivement la situation. L’utilisation de l’arme se révèle également problématique car le lien avec l’étoile est très fort, et que les perturbations sont telles que l’ensemble du système se coupe pendant 9 minutes à intervalles réguliers. Il est donc urgent que l’Amiral entreprenne au plus vite l’action prévue, sans doute après l’entrevue avec le Pacha – d’ici quelques semaines tout au plus. En attendant, le Colonel Quantarus fera son maximum sur la station orbitale. L’équipage ne peut qu’acquiescer de manière docte à l’ensemble de ses informations – parfois totalement obscures, parfois aptes à déclencher des cris de surprise heureusement contenus.


Poussé dans ses retranchements, Zayne doit malheureusement admettre que, dans la confusion du départ précipité de Cona, il n’a pas été possible d’embarquer les « Cordet’s » à bord, ni le matériel que Lord Xen réclame sans cesse. Perdant ses nerfs, il extrait d’une poche un scanner de droïde et s’approche de Meera pour absorber les informations que l’Archonte a dû accumuler sur les derniers jours – mais sa main ne peut faire le chemin jusqu’au bout et il se retrouve rapidement désarmé. Ne pouvant résister à la tentation, le Commandant Hyabu lui déclare avec un large sourire : « Xen, vous avez trouvé les indépendants ! ». Totalement sidéré, Xen prédit une fin rapide et douloureuse à Hyabu et son équipage. Un craquement sinistre se fait alors entendre dans sa bouche et il s’effondre au sol, une mousse blanchâtre au coin des lèvres. 


Un échange de regards suffit à l’équipage pour décider de se rendre au plus vite dans les appartements de Xen. Le pass récupéré – en même temps qu’un élégant blaster ouvragé – par Zayne sur le corps de Xen semble nécessiter une reconnaissance digitale. Il faut donc déplacer le corps vers sa chambre. Le couloir est toujours occupé par le Marquis de Sarabande et sa troupe, et Alto doit les envoyer préparer une fête fictive près de la fontaine centrale pour libérer le passage. L’équipage peut alors rejoindre les appartements de Xen, où le jeune homme aperçu plus tôt est immédiatement maitrisé. La chambre contient surtout un gros ordinateur, dont le démarrage nécessite le pass de Xen et sa main… 


Dans la chambre de Xen


Un code est nécessaire pour accéder à la console, et Meera doit admettre que le risque est très élevé si une tentative de piratage échoue. Envahie par l’atmosphère tendue de la pièce, Alto se place derrière Meera, en imaginant Xen à sa place. Lord Xen est tendu devant cette console, et une fois de plus, il se trompe dans le code qu’il entre – déclenchant une véritable panique trahie par le tremblement de ses mains. La ligne de texte clignote jusqu’à faire apparaitre un dialogue surprenant :

/DD-13/ Encore trompé !

/Xen/ Excusez-moi, Intelligence Suprême. 

/DD-13/ Relancez et je rentrerai mon login et mon password administrateur.


Alto chancèle devant cette nouvelle découverte hallucinante de la journée, plongeant l’équipage à nouveau dans une grande confusion. Mais le temps presse, et déjà Meera suit les instructions d’Alto pour suivre la même séquence d’évènements. Interagissant avec la console en tant que Xen, Meera entre un mot de passe erroné, et le dialogue s’engage : 

/DD-13/ Encore trompé !

/Xen (Meera)/ Excusez-moi, Intelligence Suprême. 

/DD-13/ Relancez.


C’est une mauvaise surprise. L’écran de la console s’efface, demandant désormais un login et un mot de passe administrateur. Sans hésiter, Meera rentre le login « DD-13 », qui semble accepté. Mais le choix du mot de passe semble impossible. Quitte à tenter le tout pour le tout, Meera est prête à rentrer une suite sans queue ni tête de caractères, mais Alto lui attrape la main à la dernière seconde. Suivant une étrange intuition, elle murmure juste « Meera… », indiquant ce qui lui semble être le mot de passe à rentrer. Intriguée, la cyborg s’exécute sans comprendre pourquoi ce mot de passe serait le bon…


L’écran s’anime. L’équipage a désormais accès aux données protégées de Lord Xen et de l’Intelligence Suprême qui s’y cache. 


L'Archonte



Session Star Wars #53

Date : 18-Oct-2021


Avec :

Le Commandant Hyabu, qui doit ouvrir les cordons de la bourse

Meera, qui fait face à sa troublante image

Cornell Quantarus, qui navigue dans les bas-fonds comme un poisson dans l’eau

Aqualto Fudah (‘Alto’), assaillie par une vision tenace


Lieu(x) :

Planète Cona

Colonies, vers les Confins, Secteur Kadraan


Dans le parc, des Parlementaires retrouvent des journalistes autour de la fontaine, tandis que des miliciens établissent un périmètre de sécurité aux alentours. Un peu à l’écart, un homme de couleur noire et vêtu de cuir sombre contraste fortement par rapport aux courtisans habillés à la mode de la cour du Pacha. Il s’assoit d‘un air détaché sur le banc et son bras semble chercher quelque chose dans l’espace désormais vide sous lui. L’espace d’un instant, une grimace de surprise marque son visage, et c’est désormais avec un mécontentement apparent qu’il fait demi-tour, non sans avoir passé un ordre discret à ses hommes de main, qui se dispersent dans le parc. A ce stade, Meera et Cornell estiment plus sage de se replier vers le speeder de l’équipage.


A la mode de la cour du Pacha Yunkaï


Un fois revenu au vaisseau, le groupe se scinde pour accélérer ses démarches. Le regard perdu sur la carte de visite du détective A2-10, le Commandant Hyabu décide de se rendre avec Alto auprès d’un réparateur qui pourra intervenir sur le vaisseau, et récupérer du matériel de base. Alors que le Commandant négocie à la baisse les coûts exorbitants réclamés par le mécanicien, qui obtient un acompte de 50%, Alto suit d’un œil distrait un écran déversant le énième compte-rendu de la journée sur le concours de chant du Pacha. Une vision fugace de l’Archonte, dont on devine à peine une couronne sur une silhouette cachée dans l’ombre, ne peut que titiller sa curiosité. 


Au garage


Revenus sur « L’Espi-Aigle », les deux comparses y retrouvent Meera, plongée dans l’Holonet local pour y dénicher des informations sur l’homme noir aperçu dans le parc. Toutefois, l’accès Holonet se fait par une plateforme dont le symbole représente un soleil stylisé – pour sûr, rien ne pourra rester caché aux yeux du Soleil Noir ici, car ce système d’information n’est clairement pas relié à l’Holonet galactique, ni à un réseau local plus neutre. Bientôt, Meera admet ne rien pouvoir faire discrètement sur ce réseau dont elle n’arrive pas à contourner la sécurité, et elle se borne à récupérer des détails sur la bataille parlementaire actuelle concernant l’exploitation minière de Cona. Les produits de beauté ramenés par Hyabu à celle qui reste sans doute sa favorite ne lui attirent que des sarcasmes sur sa fonction de « porteur de savon »...


Le mystérieux homme noir


De son côté, Cornell se lance dans une longue recherche d’information. Son premier objectif consiste à retrouver les traces de Don (son ami de cellule humain et un peu bonne poire) et Jerry (le xéno plutôt malin qui a réussi à passer entre les mailles du filet). Passant d’un arrière de vaisseau à un hangar de réparation de véhicule, Cornell finit par arriver sur un petit astroport dédié à l’exploitation minière. Là, un xéno à longs bras d’araignée et vêtu d’une tenue de mécano admet connaitre Don et Jerry. Ils sont même attendus sur place le lendemain pour participer à une expédition potentiellement « musclée » dans les zones sauvages. D’ailleurs, on ne serait pas contre d’autres gros bras qui pourrait aider à sécuriser cette expédition à but d’exploration minière – voire ludique, si on est du bon côté du blaster… 

Don & Jerry


Prenant congé, Cornell se lance dans une tournée de bars pour y glaner des informations sur la planète-prison du Pacha. Il lui faut plusieurs heures pour enfin ferrer un petit marchand « de sel et de chair ». Aidé par les boissons qui lui sont offertes, le négociant confirme que le Pacha est craint pour ses excès et sa folie, et adulé pour sa richesse et son pouvoir… Il nourrit une passion pour les expérimentations biologico-cybernétiques nécessitant une fourniture assidue en corps divers et en droïdes. Bref, la planète-prison du Pacha est son « garde-manger » où il stock ses pièces détachées, ainsi que les talents qui l’intéressent dans une profusion de luxe. Seuls les hommes du Pacha peuvent se rendre sur cette planète-prison, à partir d’une station relai qui représente l’ultime frontière de ce lieu à mi-chemin entre le paradis et l’enfer. D’ailleurs, à sa connaissance, une unique compagnie spécialisée dans le transport de chair est habilitée à se rendre sur la station relai, la compagnie Barry…


L’équipage est à nouveau réuni dans une gargote locale pour y prendre un repas à terre – les occasions ayant été suffisamment rare ces derniers temps. Sans doute un peu échaudé par les multiples tournées avalées ces dernières heures, Cornell se montre très loquace et apprend au groupe qu’il n’est pas un humain, mais un Sokuran – « un exo, un sans-voix de ce récit galactique ». Comme de bien entendu, un écran dans un coin retransmet la musique jouée au concours de chant. Cette petite ritournelle joyeuse et tonique des « Cordet’s »… Alto se fige, revivant plus profondément la vision qui l’avait saisie à l’entrée de la base abandonnée sur Innton II. Un palais richement décoré mais semblant désespérément vide de ses occupants. Alto progresse au travers de longs couloirs, décorés de statues et de carrelage en marbre… jusqu’à une pièce à la fois sobre et luxueuse, à la fois lumineuse et sombre. Et à nouveau, cette voix d’homme âgé, lui susurrant à quel point il a besoin de ses conseils pour ne pas commettre d’erreur… la sagesse d’Alto, son savoir, tout cela lui serait d’une aide précieuse, si seulement elle pouvait…


Sortant de sa vision, Alto interroge Hyabu et Meera sur le Pacha Yunkai : il est effectivement très âgé, mais il a toujours conservé une apparence de jeune homme blond, très jeune, très beau – et ce depuis des siècles. La musique est allée jusqu’à son terme – pour une fois. Les applaudissements enthousiastes de la foule envahissent l’espace, puis l’inconcevable se produit : même l’Archonte frappe lentement ses mains l’une contre l’autre, avant de sortir de l’ombre. L’équipage est immédiatement subjugué : une copie parfaite de Meera apparait à l’écran, portant la couronne déjà entraperçue. Parfaitement impassible, si ce n’est un léger tic à l’œil droit qui semble incongru à tous ceux qui connaissent Meera. C’est un choc, et l’équipage se lance dans de nombreuses conjectures quant à la nature de cette copie. Peut-être l’aveu même du Pacha de son attachement indéfectible pour la Chiss-cyborg ? 


Un portrait de l'Archonte


Un plan insensé germe alors peu à peu dans l’esprit du Commandant et de son équipage. Peut-être kidnapper un navigateur de la compagnie Barry, et le forcer à mener l’équipage sur la station-relai avant la planète-prison… ? Avec un navire de luxe dérobé, au transpondeur trafiqué et floqué aux couleurs du Pacha… ? Avec Meera dans le rôle de l’Archonte… ? Il faut tout de même admettre que le vol d’un navire de luxe semble déjà passablement compliqué. Pour en évaluer la faisabilité, l’équipage s’en va flâner sur les quais de l’astroport de plaisance, où se concentrent les barges de luxe et autres navires chromés entourés de leur escorte armée. D’ailleurs, un immense navire se dégage du reste, par son envergure, son apparence ancienne, et ses formes audacieuses. Un grand Y dessiné sur sa proue permet aisément de deviner qu’il est sans doute celui de l’Archonte. Un peu plus loin, un transport d’assaut impérial et sa nuée de chasseurs TIE rappelle la présence impériale sur Cona. Tout cela semble bien inaccessible, et le groupe se demande comment mettre en action son vague plan d’infiltration du territoire du Pacha.


C’est alors que des explosions se font entendre sur le tarmac tout proche...

A la poursuite du drone



Session Star Wars #52

Date : 04-Oct-2021


Avec :

Le Commandant Hyabu, qui tient une nouvelle piste vers le Rokh

Meera, en plein questionnement métaphysique

Cornell Quantarus, toujours prêt à chasser l’éléphant dans la pièce

Aqualto Fudah (‘Alto’), dont les pouvoirs sont déficients sur Cona

Zayne Bentaroo, qui rougit à l’évocation de certains souvenirs de Meera


Lieu(x) :

Planète Cona

Colonies, vers les Confins, Secteur Kadraan


Le Commandant Hyabu a lancé son « Espi-Aigle » pour un long saut de deux semaines en hyper-espace dans la direction des Confins et le secteur Kadraan – porte d’entrée vers le domaine du Pacha Yunkaï. Malgré la promiscuité inévitable, chacun prend ses marques. 


Cornell, dont la coiffure afro se fait de plus en plus envahissante, a remis la main sur un stock de vêtements bariolés et de foulards colorés, et prépare de petits verres alcoolisés pour les discussions de fin de journée. Pris d’une affection particulière envers la créature léguée par Euguene Guernefer, il a décidé d’en faire la mascotte du vaisseau sous le nom de Choco. Le Commandant Hyabu – qui prend très au sérieux son rôle de nouveau leader naturel de l’Alliance rebelle – a fait jouer ses doigts de fée pour coudre un uniforme blanc à épaulettes couvert de médailles, breloques et boutons roses portant le symbole de la Rébellion. Le tout est porté sur un kilt du meilleur effet. 


Zayne a aussi changé ces dernières semaines, physiquement et mentalement – il n’est plus le post-ado d’antan. Suivant peut-être l’exemple de sa sœur d’arme, il a repris un programme régulier d’entrainement et de méditation, mobilisant ses vieux souvenirs et mantras mystiques. De plus en plus sobre et concentrée sur une routine matinale de travail, Alto le soutient dans ses efforts, et un optimisme retrouvé englobe cette ambiance studieuse d’une atmosphère bienveillante. 


Une nouvelle Alto.


La jeune Mirialan se montre d’ailleurs très attentive envers Meera, pour tenter de la sortir d’une spirale par trop négative. En effet, la cyborg semble s’enfermer dans une attitude d’isolement dans des tâches d’entretien et de réparation du vaisseau sans prêter attention à ses vêtements tâchés, son col de fourrure désormais souillé, son visage brouillé par des cheveux collants et des marques de sueur tenaces – comme une antithèse de la Meera autrefois parfaite, parangon de la « poupée en plastique idéale ». Depuis les révélations récentes sur Alioren, il y a comme un malaise au sein de l’équipage et Cornell milite pour percer l’abcès au plus vite. 


Le soir précédant l’arrivée sur Cona, Meera est sollicitée pour délivrer ses connaissances générales sur la planète et ses habitants, notamment l’espèce indigène locale, les Arconas. Ces derniers développent une dépendance au sel, exploité localement dans les étendues désertiques émergeant de larges océans ammoniaqués. Politiquement, un très ancien Parlement gère les affaires courantes. Cona est aussi le lieu d’une ancienne promesse pour Cornell, car un ancien « ami » (un co-détenu nommé Don) y a retrouvé un comparse (un xéno nommé Jerry) avec qui il faisait déjà équipe et qu’il avait couvert avant de se retrouver en cellule avec Cornell. Ce duo pourrait représenter une porte d’entrée éventuelle dans les « us et coutumes » locaux. Hyabu rajoute que de nombreux trafiquants y résident, la présence d’un comptoir important du Soleil Noir apportant sans doute un support pour toutes sortes d’activités illicites.


Vue sur Cona.


Il est temps pour Cornell de porter un toast à Meera, sa beauté, son intelligence, sa place irremplaçable au sein de l’équipage… Meera se lance alors dans un monologue, voulant elle-même faire disparaitre la pudeur excessive de ses compagnons au sujet de sa véritable nature – qu’elle semble avoir découverte elle-même à la lumière des derniers évènements. Se lançant dans une introspection rare, elle fait remonter ses tous premiers souvenirs d’enfant en pleurs, extraite d’une épave Chiss et prise sous la protection immédiate du Pacha Yunkaï. Elle a l’intuition qu’elle était destinée à être offerte par le Pacha à un puissant personnage, avant d’être « dérobée » par Hyabu. Lorsque le sabre de Galen l’a traversée, la prise de conscience de sa nature l’a choquée, et elle se demande depuis à quel point elle est aussi un être vivant et sensible. Pourtant, ses souvenirs d’enfant… sa peur face à Galen, qui a peut-être pu manipuler son « ghost » de cyborg… les bienfaits de ses séances de méditation avec Alto… voire ses moments d’attirance et de passion avec certains ici présents – mine satisfaite de Hyabu, rouge aux joues de Zayne, sourire mi-figue mi-raisin d’Alto – ne prouvent-ils pas qu’elle est bien un être hybride bio et machine ? Sa froideur de caractère n’est finalement qu’un élément de sa personnalité, d’autant plus que Zayne et Cornell détectent bien au travers de la Force la vie qui irradie de Meera…


L’arrivée en vue de Cona se révèle légèrement agitée. Tout d’abord, un bourdonnement désagréable saisit Cornell, Zayne et Alto. Sous la pâle lumière d’une naine bleue lointaine, il règne une activité certes limitée mais chaotique autour de la planète, avec une course-poursuite entre deux chasseurs et un transport modifié. En parallèle, le Commandant doit déjà transmettre l’identité du navire et demander l’autorisation d’atterrir dans un des vastes astroports de la ville-capitale. Protégée par des gros dômes couvrant différents niveaux de plateaux architecturaux, l’immense ville est balayée par un blizzard de glace et de sel qui serait sinon sans doute mortel. 


Les plateaux de la ville-capitale.


Comme prévu, l’astroport d’arrivée correspond aux coordonnées de destination du droïde drone poursuivi par l’équipage, et qui a dû le précéder de quelques heures tout au plus. Le Commandant trouve une place entre des hangars délabrés, des décharges à ciel ouvert, des bidonvilles sordides, et divers navires lourdement armés. L’arrivée d’un inconnu attire à peine les regards des badauds, composés de nombreux xéno et droïdes – mais quasiment aucun Arcona. Un Officier impérial, « escorté » par des miliciens rappelant les troupes du Soleil Noir, se présente rapidement aux pieds de « l’Espi-Aigle ». Il est rapidement amadoué par le duo parfaitement huilé entre le « Capitaine Abou » et son fidèle second, le « Lieutenant Bango ». Se prenant au jeu, Hyabu a d’ailleurs replié sa trompe et se pavane dans une robe de chambre contrastant avec un visage apprêté sous les bijoux et les boucles d’oreille. Sous le contrôle d’un énorme xéno musculeux dirigeant les miliciens et répondant au nom de Marsh, les contrôles de routine sont effectués sans encombre. 


Entre temps, on se prépare à bord pour commencer à rechercher le droïde drone et les compromettantes informations qu’il contient. Sur les conseils de Meera, Alto a revêtu une fausse peau humaine sous des vêtements amples et sombres, tandis que la cyborg a passé sa peau Trandoshan hybride. Regagnant enfin le navire, Cornell a conscience que le drone est manipulé, agité par un visage Arcona, dans un débarras très proche. Voilà qui induit la mise en mouvement de l’équipage. Le tarmac est le siège d’une ambiance bigarrée, entre pirates en goguette, convoi mortuaire, petites boutiques ouvertes sur l’extérieur. S’étonnant à voix haute sur le convoi funéraire, Cornell attire sur lui l’attention des fossoyeurs, qui accompagnent les frères Larim, fameux pirates-chanteurs, vers leur dernière demeure après un échec cuisant dans les éliminatoires (dans tous les sens du terme) du concours musical visant à identifier un cadeau d’anniversaire pour le Pacha Yunkaï – le vainqueur se produira à la fête prévue d’ici un mois. Les frères Larim ont eu le malheur de déplaire fortement à l’Archonte, envoyé personnel du Pacha sur Cona.


Un Arcona caché dans l'ombre.


Suivant son instinct, Cornell rejoint rapidement un tas de ferraille où se trouve l’Arcona, couvé du regard par un large droïde vétuste… qui semble ouvertement être le maître ici ! Il explique en effet être un membre indépendant du syndicat des droïdes, et son prix pour laisser partir le drone est bien trop élevé aux yeux des négociateurs de l’équipage. D’autant plus qu’on réalise durant les négociations que le contenu du drone a été expulsé il y a quelques heures déjà. Peut-être que le réseau de caméras sur le tarmac pourrait aider à retrouver la trace du contenu disparu ? Craignant le retard désormais accumulé, Zayne rompt fermement les discussions et dirige le groupe vers la Capitainerie, où il sera sans doute possible de visualiser les images d’archive du réseau de surveillance. A l’ouverture de la porte, le groupe est saisi par des effluves de boissons alcoolisées, le bruit de conversations, de rires, de bagarres, et un sentiment de foule dense. Divers écrans montrent des vues prises au Parlement (discours de l’agitateur Impetum-8 soutenant les droits civiques droïdes) ou d’une représentation musicale dans le cadre du concours du Pacha. C’est bel et bien une cacophonie totale qui règne dans ce lieu.


Dans un coin, près d’un bureau posé sur des futs métalliques, Marsh moleste un marchand apparemment endetté tandis que des humanoïdes à l’apparence de musaraignes s’affairent sur des registres papier et un vieil équipement informatique. Un fonctionnaire insiste auprès de l’équipage pour la tenue d’un test sanitaire, dont la seule mention glace Alto. Armée de son meilleure sourire, elle tente de noyer le poisson, mais le bourdonnement intense dans la Force perturbe ouvertement ses pouvoirs de persuasion, et elle échoue à le faire changer d’avis. Le test de Meera laisse le fonctionnaire perplexe face à celle qu’il qualifie alors de « créature à sang froid ». Hyabu en profite pour glisser quelques crédits afin de pouvoir « retrouver un ami sur les vidéos du tarmac ». Entre un groupe de Jawas et un Arcona sniffant du sel, le passage d’un petit droïde de maintenance sur roulettes – récupérant du drone une structure métallique sphérique – est vite repéré. Cornell se concentre longuement sur la scène, et bientôt il visualise la sphère, immobile dans un parc du district central, entre une fontaine et des enfants en pleine activité ludique. Abandonnée en attendant d’être récupérée ?

Dans la Capitainerie.


Rapidement, Hyabu organise l’édition d’autorisations de déplacement avec Marsh, et un gros speeder est loué le long d’un canal à l’eau sombre et huileuse. A mesure que le groupe progresse vers le district central, l’eau des canaux se fait plus claire, les bâtiments plus luxueux, la population plus présentable... Bientôt, le speeder passe aux abords d’un gigantesque stade d’où émerge une musique tonitruante, interrompue par une détonation semblant mettre un point final à la performance. Alto repère rapidement que le speeder est suivi de loin par deux sbires de Marsh, eux-mêmes filés par un droïde en moto speeder, et portant un chapeau et un long imperméable. Tout ce petit monde se disperse à l’arrivée de l’équipage aux abords du parc. C’est l’heure d’une petite promenade de repérage, en suivant les indications de Cornell et l’équipage peut enfin découvrir le petit droïde, stationné sagement sous un banc au bord d’une large fontaine qui borde l’arrière du Parlement de Cona. 


Couvert par différents mouvements de diversion de ses comparses, Hyabu peut récupérer le petit droïde, puis brouiller encore plus les pistes en le transmettant à Alto, qui à son tour le dissimule sous ses amples vêtements. La scène reste sous la surveillance de Meera et Cornell pour voir qui se présentera auprès du banc, tandis que Hyabu, Alto et Zayne regagnent le speeder, où les attend le droïde en imperméable. Se présentant comme le détective A2-10, il interroge le Toydarien tout en lui tendant sa carte de visite – ne serait-il pas apparenté à un certain Capitaine Hyabu ? Son commanditaire, nommé Max Mara, cherche à le contacter, car il sait où se trouve le Rokh. D’ailleurs, ce Max Mara serait prêt à payer 10.000 crédits en échange d’informations sur la Chiss qui l’accompagne… Puis, remontant d’un pas malhabile sur sa moto speeder vintage, A2-10 disparait au détour d’une rue, laissant Hyabu et ses comparses s’interroger sur les motivations de ce Max Mara et le piège potentiel dissimulé sous cette prise de contact...

dimanche 3 octobre 2021

Hors des nuages



Session Star Wars #51

Date : 27-Sep-2021


Avec :

Le Commandant Hyabu, qui fait assaut de civilités avant de faire preuve de virtuosité

Meera, qui se laisse aller

Aqualto Fudah (‘Alto’), toujours prête à tirer dans le tas

Zayne Bentaroo, qui se remémore les valeurs de l’Ancienne République


Lieu(x) :

Innton II, système Innton, secteur de Sluis (Colonies)


A Dissidence, la vie s’organise pour rester sur place quelques jours, malgré les réticences de Cornell et Alto. Avec l’aide des pilotes des X-Wings, Alto a fait démanteler le camp de base de la jungle et l’ensemble des vaisseaux ont été rapatriés à l’abri de la base pour permettre une retraite rapide. Tout à son idée d’organiser un repas en l’honneur d’Enguene Guernefer, chez lequel il a deviné les vieilles racines d’une noblesse déchue, le Commandant Hyabu s’est lancé dans une partie de chasse dans la jungle afin d’y abattre de grosses volailles sauvages, promesse d’un dîner succulent. 

Le soir venu, les deux scientifiques sont tirés de leur cellule pour partager la table du Commandant. Posté dans un coin, l’aide de camps de Guernefer – ou son laquais – veille au bon déroulé du repas de son maître et rempli les verres d’un excellent vin. Guidées par la langue habile du Commandant Hyabu, les discussions vont bon train sur le sujet des anciennes valeurs de la vieille République – « mais la compassion ne gagne pas les batailles, jeune homme » indique Guernefer à Zayne, grand idéalisateur des temps anciens. Disert sur ses origines, Guernefer indique que son peuple guerrier a adhéré à la République par choix et y a développé une culture de l’honneur très poussée. Désormais neutre dans les conflits galactiques, son peuple préfère une mise à l’écart sous la domination impériale, qui n’est de son point de vue que la continuation de la République, et s’adonne à une poésie méditative permettant de juguler les instincts et pulsions. Huyabu s’engage à laisser la vie sauve aux deux hommes, et en retour, Guernefer jure solennellement de ne porter atteinte ni à la cause, ni à l’équipage du Commandant.

Ayant pris congé, Meera a repris ses recherches dans les bases de données enchevêtrées et cachées de la base. Son travail est cependant troublé par une alerte discrète signalant qu’on accède aux systèmes de la base de l’extérieur, pour y télécharger différentes données sur l’activité récente de la base. Meera comprend qu’on pourra y trouver les objets de ses recherches et les archives de surveillance des locaux. Puis les portes du hangar sont enclenchées, tandis qu’un des pods d’atterrissage de chasseur TIE entre en rotation. Meera enclenche une alarme pour prévenir ses compagnons, qui accourent au plus vite. Soudain, un droïde surgit de sous le pod d’atterrissage et enclenche des fusées de propulsion en direction des portes en cours d’ouverture.


Le droïde drone file au loin.

Instinctivement, Hyabu, Zayne et Alto se lancent dans une course effrénée vers le transport YT-2400, renommé « Lespi Aigle » par le Commandant sous l’impulsion d’une intuition éthylique. Les portes sont désormais suffisamment ouvertes pour laisser le droïde prendre la fuite, tandis que les coureurs commencent à s’installer à leurs postes dans le vaisseau. Hyabu initie alors un démarrage en trombe et réussit une manœuvre particulièrement intimidante pour passer en biais au travers des portes à l’ouverture laborieuse. Malgré les objets qui valdinguent dans tous les sens, Alto a déjà activé la tourelle dorsale du vaisseau et endommage le droïde, mais pas suffisamment pour entraver sa fuite. Il faut toute l’habileté de Hyabu pour coller à sa cible et offrir un angle optimal à Alto, qui abat sa cible. 

Hélas, Meera a détecté des communications entre le droïde et un maillage de satellites autour de la planète, et suggère d’intervenir au plus vite avant le déclenchement d’une communication à longue distance. Ciblant un satellite central dans le maillage, Zayne parvient à brouiller ses émissions. Lancé à une vitesse élevée, le vaisseau atteint rapidement sa cible, mais Alto ne peut le détruire seule. Laissant les commandes à Zayne, Hyabu se jette alors dans la tourelle ventrale et abat le satellite. Meera constate toutefois qu’il a pu émettre un fragment de message avant d’être détruit. Sur ses recommandations, Zayne enfile un scaphandre et va récupérer les débris de l’engin, pour y isoler ses éléments de stockage d’information.

Dès le retour du vaisseau à la base, Meera se lance dans l’interrogatoire des archives du satellite. Elle maugrée contre elle-même et sa négligence de ne pas avoir pu détecter la présence de ces drones dans la base, et de ne pas avoir dressé un pare-feu plus efficace. Le visage suant, des mèches de cheveux collés sur le front, Meera n’est plus que l’ombre d’elle-même, et son énervement va en s’accentuant à mesure qu’elle découvre les informations qui ont pu être émises : images tirées des caméras de sécurité de la base, données de recherches sur d’anciens bagnards (Cornell), visages semble-t-il repérés dans des bases de données de recherche (Meera, Hyabu), fragments de conversations enregistrées via des microphones discrets… Un message d’alerte a pu être envoyé via un astéroïde relai du secteur, qui doit ensuite expédier un droïde drone vers la planète Cona, patrie des Arconas, et située dans la bordure Extérieure… à l’entrée du secteur Kadraan. Meera déduit que ce droïde correspond à une boite aux lettres morte et qu’il doit sans doute être récupéré physiquement une fois qu’il aura atteint sa destination.

Alors que l’équipage discute de la suite à donner à cette découverte qui pourraient définitivement les inciter à rejoindre le secteur Kadraan, un message d’alerte fait irruption : il s’agit d’une procédure de vérification impériale de routine, sans doute enclenchée par un appareil en orbite. Meera fait le choix de bloquer la communication, indiquant donc une présence. Il faut se résoudre à une évacuation en urgence, qu’Alto prend en charge, faisait sortir les transporteur YT-2400 et les deux X-Wing, puis faisant charger un minimum de ravitaillement au plus vite. Pendant ce temps, Zayne récupère tant bien que mal un droïde de combat, qui est à son tour chargé à bord du transporteur. Enfin, Hyabu renvoie les deux X-Wing avec la base Nouvel Espoir, avec le Colonel Vendrix, puis il libère Eugene Guernefer et son acolyte. Guernefer remercie le Commandant pour son hospitalité, et pour lui avoir rendu tout son équipement, puis lui confie la garde de la créature noiraude - puisque cela semble l'intéresser (comme un hommage discret à l'équipage disparate désormais sous la garde Pyi?). On s’échange des vœux de bonne continuation avant que les chasseurs TIE antiques ne filent discrètement au loin.

Prêt à partir!

Meera veut tenter le maximum pour effacer tous les enregistrements de la base – voire la détruire. Elle pense tenir une possibilité en induisant une surcharge fatale des générateurs de la base. Malgré les appels désormais pressants d’Alto à rejoindre le transporteur, elle s’échine sur son terminal informatique et finit par identifier une procédure de destruction de la base – 3 minutes au compteur… Elle n’a pas le temps d’entamer son retour au vaisseau qu’un message de demande d’identification se fait déjà entendre, tandis qu’Alto repère aux senseurs une nuée de chasseurs TIE se dirigeant vers Dissidence.

C’est un nouveau départ en trombe pour « L’Espi-Aigle ». Plongeant dans le couvert nuageux entre le sommet du haut plateau et l’épaisse jungle, Hyabu tente de gagner du temps pour permettre à Meera de mettre en œuvre ses talents, et elle détecte immédiatement la trace de sortie de l’hyper-espace d’un transport Golan de chasseurs TIE. Il faut donc s’attendre à au moins une douzaine d’adversaires… Hyabu virevolte au mieux pour tenir la distance, tandis que Meera calcule un vecteur de sortie, sous le cadencement des tirs de tourelles d’Alto qui abat les chasseurs un à un avec une précision de métronome. Il faut toutefois essuyer plusieurs salves précises des pilotes impériaux, et Zayne doit passer d’un bord à l’autre du navire pour abroger une surcharge ou placer une rustine sur un éclat de coque. 

Une nuée d'ennemis...

Le vecteur est enfin chargé par Meera, et Hyabu peut faire jaillir son vaisseau à la verticale à travers les épais nuages. La course-poursuite vers la sortie de l’atmosphère est brève, et Hyabu peut enfin abattre le levier permettant un saut en hyper-espace vers la première destination identifiée par Meera, en direction du secteur Kadraan. Toutefois, son œil aiguisé n’a pas pu manquer le scan du transpondeur effectué par le transport Golan – ce navire ne sera désormais plus anonyme aux yeux des forces impériales…


Nouveau départ


Session Star Wars #50

Date : 20-Sep-2021


Avec :

Le Commandant Hyabu, qui a un plan

Meera, qui déniche des informations intrigantes 

Cornell Quantarus, qui apprécie d’obtenir des réponses à ses questions

Aqualto Fudah (‘Alto’), prête à abandonner une base

Zayne Bentaroo, qui montre de l’empathie pour une pauvre créature


Lieu(x) :

Innton II, système Innton, secteur de Sluis (Colonies)



Quelques semaines plus tard…


L’Empire galactique règne sans partage.

Des planètes les plus peuplées, aux astéroïdes les plus reculés, il n’est pas un lieu dans la galaxie qui ne connaisse la domination de l’Empereur et de son âme damnée : l'infâme Seigneur Vador.

A présent, le Sénat Impérial est définitivement privé de ses anciens pouvoirs. Quant à ceux de l’empereur, ils sont sans limite. Le vieil homme semble le jouet d’une cour de moffs devenus les réels maîtres des débris de l’Ancienne République.

On parle de déportations d’espèces extraterrestres jugées inutiles, de camps de travaux forcés aux conditions inhumaines, de systèmes entiers abandonnant leur indépendance à des gouverneurs régionaux tout puissants... et des rumeurs, étouffées tant bien que mal, de massacres de masses de peuples séditieux. 

Dans l’ombre de cette oppression, les rescapés du désastre d’Alioren emmenés par le vaillant commandant Yabu cherchent des refuges, de vieilles bases abandonnées, afin de planifier leurs prochaine action : leur contre-attaque !

Cette bande de pirates, de mercenaires, ce ramassis de parjures, semblent être les derniers espoirs de liberté d’une galaxie plongée dans une tyrannie brutale.


La situation actuelle

Le colonel Vendrix, l’agent de renseignement exfiltré sur Alioren, a donné la localisation de deux bases impériales. Les deux unités de logistique qui les occupaient ont été annihilées dans un raid de la Reine Pirate il y a 10 ans. Il est détenteur de codes impériaux récents. C’est un atout très précieux.

Le Colonel Vendrix.

Le piège d’Alioren a écrasé la Rébellion. La commodore Hamild et sa navette Hammerhead ont été capturées dans un rayon tracteur par le croiseur Interdictor d’Alioren. On n’a plus aucune nouvelle de l’Agent Fulcrum (Asoka Tano). 

Asoka Tano, dite Fulcrum.

On ne sait pas ce qu’est devenu Suljo Warde. Heureusement, on pouvait compter sur la belle et courageuse Pilote/espionne Taléo pour attendre l’équipage de Hyabu au point de rendez-vous, et organiser une fuite très rapide vers Kinyen. 


La tumultueuse Taléo.


Du côté impérial : le Seigneur Vador a quitté le secteur de Borméo. Le Moff Viedt fait régner la terreur sur la route commerciale de Hybna, en menant une guerre sans pitié contre les contrebandiers. Le Moff Siénar assoit un pouvoir pacifié dans le secteur Borméo. Anté Kathova et ses alliées devraient être sur Coruscant, l’Holocron semble bien loin à présent…


Base Nouvel Espoir

Le reste de la chasse rebelle :

• 1 Transport d’escorte modifié de type Quasar Fire, le NOVA ONE. Commandé par le Technicien Nerg Mansk. 

• 7 prototypes Chasseurs de tête Z-95 AF4-H en cours de modification. Commandés par Rod Damiani, ex-pilote de courses de pod.

• 15 ailes X, escadron rouge. Très endommagés, et commandés par Porkins Jens dit « Porky ».

• 6 ailes Y, dépareillés. Mal armés. Pas très bien pilotés. Le leader semble être un tandorien au nom imprononçable « Stviak ». 

• 2 bombardiers lourds Tempest H-60. Non armés. Pas de pilotes et transportés dans le transport d’escorte.



L’équipage du Commandant Hyabu s’est mis au vert quelques semaines sur une planète agricole policée du secteur des Colonies, comme escorte du Colonel Vendrix, et ce après un arrêt à la base Nouvel Espoir, dans la bordure extérieure (amas de Trilog, secteur Sumitra). Le Commandant y a pris le contrôle d’un transport léger YT-2400 et peut compter sur le support de deux X-Wing.

La petite escouade est bien décidée à explorer le secteur Sluis pour évaluer une base impérial abandonnée sur Innton II – d’après les informations du Colonel Vendrix. Chaudement vêtus et équipés de masques respiratoires, les membres de l’équipage ont entrepris durant 3 jours la montée vers l’entrée de la base Dissidence, située sur le sommet d’un haut plateau de sable rouge et parsemé de plaques de neige. La base semble déserte, les lourdes portes blindées fermées, et comme surveillée par une géante gazeuse en surplomb dans le ciel. Tout en bas, l’équipe a délaissé ses vaisseaux camouflés dans une jungle épaisse. 

Dans le sifflement du vent, le souffle un peu court, Alto est prise d’un vertige qui la fige un instant. Des couloirs larges, décorés de statues de marbre… Une chanson entrainante et joyeuse dans la tête… Pourtant, quelqu’un est mort, et cette musique semble indécente dans les circonstances… Et qui est ce vieil homme rassurant qui lui demande des conseils sur la marche à suivre ?

Sortant de sa torpeur, Alto découvre ses compagnons devant la console de contrôle de la porte blindée. Vendrix en détient évidemment le code d’accès, permettant à tous de découvrir un immense hangar où pourraient loger leurs vaisseaux, ainsi qu’une escadrille de chasseurs TIE. D’ailleurs, deux chasseurs TIE âgés se trouvent encore dans le hangar, protégé par une batterie turbolaser active – quelqu’un, ici ? S’habituant à la pénombre, le groupe devine en effet de la lumière provenant du fond du hangar, par-delà une grande verrière surplombant leur position – sans doute le centre de commandement de la base abandonnée. 

Les vieux réflexes prennent le dessus. Hyabu et Meera fondent sur les chasseurs TIE. Dans le premier, un mug de café au contenu déjà froid, des dessins d’enfant et une photo de famille collée sur la paroi du cockpit. Dans le second, pas de décoration, seul un fusil laser antique et quelques affaires empaquetées dans un luxueux sac de cuir. Par précaution, Meera lance des maintenances informatiques pour « occuper » les appareils quelques temps. Puis elle fouille dans la mémoire des appareils pour y dégotter les plans de vol récent, découvrant qu’ils proviennent d’une base impériale locale située à environ 6h de vol.

Pendant ce temps, Cornell, Zayne et Alto progressent dans la base en évitant et détournant au mieux les caméras de sécurité, pour enfin atteindre le local technique illuminé où s’affaire un droïde de logistique occupé à gérer des enregistrements de données. Au-delà, deux voix semblent échanger sur une vidéo en cours en visionnage, générant parfois des éclats de rire. Ces voix proviennent de deux personnages intrigants, postés dans la cafétéria de la base, et accompagnés d’une créature simiesque à la peau sombre, courte sur patte, tenue en laisse, et encombrée par un lourd paquetage dorsal. Le premier homme, à la corpulence rondouillarde, est affublé d’un ensemble de vêtements évoquant une tenue d’explorateur d’un autre temps. Le second, plus âgé semble-t-il, présente un aspect à la fois plus élégant et plus martial, avec un grand sabre énergétique au côté. Tous deux sont occupés à suivre et commenter un enregistrement vidéo. Un pistolet blaster incroyablement façonné est déposé sur une table à l’écart.

Surgissant par surprise, Cornell tient en joue le groupe, avec le soutien de ses comparses. L’homme âgé prend un teint rouge et dévoile des sortes de branchies sur les côtés de son cou. Il semble intérieurement furieux de s’être laissé prendre au piège avec tant de facilité, et doit se démettre de son sabre et d’un étrange boitier qu’il décrit comme étant un explosif puissant. La créature noirâtre est ouvertement apeurée, mais Zayne s’approche avec douceur pour le rassurer en l’amadouant avec un peu de nourriture hyper-processée. Questionné, l’homme rondouillard affirme être un scientifique travaillant sur la faune locale. D’abord confus et empêtré dans ses dénégations mensongères, l’homme âgé fini par céder aux questions pressantes de Cornell et indique s’appeler Eugene Guernefer. 

Sur ces entrefaites, le Commandant Hyabu fait son entrée dans la cafétéria. Après les présentations d’usage, Hyabu annonce être un chef rebelle non soumis à l’autorité impériale. Voilà qui suscite à la fois le mépris et l’admiration d’Eugene Guernefer, qui admet être soumis à l’Empire mais estimer également le courage dont fait preuve le groupe. Confirmant son activité scientifique, Guernefer explique étudier les races extraterrestres du secteur, et notamment celle à laquelle appartient leur animal de compagnie et dont la vidéo en cours de visionnage montre des congénères soumis à des expériences comportementales de la part de scientifiques impériaux. Commentant la vidéo, Guernefer précise que cette espèce était effectivement un sujet d’étude de cette base il y a plusieurs années, d’où leur présence aujourd’hui pour accéder à ces archives. Visionnant la vidéo, l’équipage est troublé par le matériel technique de haut niveau, rappelant l’équipement vu dans les laboratoires de Chandritech, sur la colonie de Gandanta… Dissidence serait-elle une ancienne base du Premier Ordre ?

Après avoir énoncé quelques excuses protocolaires, Hyabu ordonne qu’on enferme Guernefer et son factotum dans une cellule, pendant que l’on réfléchira à leur cas. A vrai dire, Vendrix est partisan d’une solution définitive à leur encontre, mais la majeure partie de l’équipage refuse cette éventualité pour le moment. Seul Cornell semble l’envisager, car la présence d’intrus cautionne de beaucoup l’éventualité d’un recyclage de cette base au profit de la Rébellion. Alto est d’accord, et en conclue donc qu’il vaudrait mieux quitter l’endroit dès maintenant. Mais Hyabu a d‘autres plans pour Guernefer – un potentiel allié de valeur dans ce secteur...

Comme toujours portée sur les beaux artefacts anciens, Meera porte son attention sur l’étonnant blaster antique. C’est ouvertement une vieille arme de famille, à la technologie non-identifiée. Étrange arme en effet, qui ne présente pas de charge amovible. Pour Hyabu, il s’agit presque d’un jouet certes beau mais inutile. Après quelques instants, Meera fait l’hypothèse que cette arme pourrait tirer son énergie de son porteur, mais pour une raison qui lui échappe, Hyabu ne peut en faire usage. Par contre, Cornell fait un test concluant, générant un faisceau énergétique puissant qui pulvérise un rocher à l’extérieur de la base. S’agirait-il d’une ancienne technologie liée à l’usage de la Force… ?

Alto a rejoint le Colonel Vendrix au poste de commandement pour y entamer une inspection de routine. Personne ne semble avoir mis les pieds dans cette base depuis au moins deux ans – si ce n’est Guernefer et son accompagnateur. Toutefois, Alto doit admettre rapidement ses limites techniques et fait appel à Meera pour fouiller plus en avant les archives informatiques de la base, en passant différents niveaux de sécurité. Le registre d’activité est organisé de manière similaire à celui de la base de Chandritech. Meera y découvre une liste impressionnante de matériel et de données techniques ayant transité ici de manière discrète, avant un envoi vers le secteur Kadraan du Pacha Yunkaï… C’est une très haute densité de matériel et de navires qui est passé par Dissidence, du matériel expérimental de haute technologie ayant été assemblé ou rassemblé ici avant expédition. D’ailleurs, en creusant un peu plus, Meera comprend que Dissidence n’était pas le seul endroit avec ce type d’activité « cachée ». De vieux codes d’accès vers le secteur Kadraan sont d’ailleurs toujours disponibles…

Le groupe est désormais face à un dilemme. Tout à son intention de faire adhérer Guernefer à sa cause, Hyabu ignore les mises en garde de Cornell et Alto sur l’usage potentiel de Dissidence et la sécurisation désormais impossible de la base. D’ailleurs, ne faudrait-il pas porter leur attention sur la piste de l’arme indiquée par Mon Mothma, et dont le lien supposé avec le Premier Ordre se renforce encore après les dernières découvertes de Meera ? Le pilot emprisonné dans les prisons du Pacha et a priori capable de guider un vaisseau vers le site de l’arme en question est-il encore en vie ?



samedi 11 septembre 2021

Bouquet final


Session Star Wars #49

Date : 12-Oct-2020


Avec :

Le Commandant Hyabu, qui se sent trahi

Meera, qui en dévoile plus qu’elle n’aurait souhaité

Cornell Quantarus, dont l’intuition sauve une vie chère à tous

Aqualto Fudah (‘Alto’), qui retrouve une très ancienne connaissance

Zayne Bentaroo, qui fait enrager un adversaire coriace 


Lieu(x) :

Planète Alioren, secteur de Bormeo


Malgré l’ambiance a priori festive du Bal d’Alioren, la sourde présence de l’Inquisiteur Galen envahi l’atmosphère du dôme géant – du moins pour celles et ceux qui peuvent la ressentir. L’équipage du Commandant Hyabu est désormais prêt. En position à l’entrée du stand de propagande impériale, Meera et Cornell surveillent la progression du Colonel Vendrix vers le point de rendez-vous, et soufflent de frustration en voyant sa marche entravée par un vieil officier et sa femme replète, qui l’alpaguent d’un air enjoué. Dans les casques de Stormtrooper, Alto et Meera entendent maintenant des appels lancés à des escouades pour gérer un « problème dans le secteur 2 » – là où se situent les systèmes vitaux de la base, sous le dôme – et bientôt des bruits de combats mêlés aux vrombissements typiques d’un sabre laser se font entendre dans les comlinks impériaux.

Il faut agir rapidement. Sous son uniforme du Lieutenant Bengo, Cornell se lance dans la salle pour dégager Vendrix de sa gluante compagnie, lui déclarant d’un air sibyllin que « tout est sous contrôle ». Le colonel peut le suivre d’un pas rapide vers le stand pour y retrouver tout l’équipage. Un échange d’uniforme a lieu, pour rendre autant anonyme que possible l’officier impérial renégat – et laisser derrière le groupe des restes qui pourront peut-être attester de sa tragique disparition suite aux explosifs évènements à venir. Chacun prend son poste : Alto et Zayne entament la découpe du sol, Clark Dass et Fenwep Vedjsont disposent et activent leurs charges, tandis que Hyabu, Meera et Cornell se concentrent pour protéger le reste de l’escouade rebelle « au cas où ». Grand bien leur a pris, car Galen semble avoir senti dans l’air ce qui se trame, intimant l’ordre à un groupe de Stormtroopers de le suivre d’un pas tonique vers le stand. A-t-il repéré la présence d’Alto, avec qui il avait engagé un bref combat sur Kashyyyk ? Cette dernière doit en tout cas mobiliser tout son sang-froid pour repousser un accès de terreur brute qui lui semblait personnellement adressé…


Stands sous le Dôme d'Alioren.


Un mot de Meera suffit et le plan de diversion se met instantanément en route. Des fumigènes sont lancés allègrement aux alentours, tandis que le stand commence à essuyer un déferlement de tirs imprécis, auxquels répondent le barrage de Hyabu, Meera et Cornell. Malgré l’épaisse fumée qui transforme en ombres toutes les silhouettes paniquées des visiteurs du Dôme, le contrebandier parvient à sérieusement endommager l’armure de Galen, qui doit s’appuyer un bref instant sur l’épaule d’un soldat impérial, comme surpris par ce qui vient de lui arriver, avant de poursuivre sa route. Son chemin est à nouveau entravé par l’arc vicieux de Meera, dont le tir est dévié par le sabre laser de l’Inquisiteur de plus en plus furieux par l’opposition qui lui fait face et l’envahissante brume dans laquelle ses adversaires se dérobent.


Autour du stand ComPORN impérial


Le bloc de béton du sol cède enfin au découpage en règle opéré depuis quelques minutes par Alto et Zayne, et toute la troupe peut enfin s’engager en rappel dans la pénombre du sous-sol. Couvrant la fuite de Clark et Fenwep, Zayne ne suit pas le groupe pour sciemment bloquer le passage à Galen, qui le provoque en duel. Jouant la montre, le jeune padawan prend une posture défensive qui déclenche la rage de l’Inquisiteur. A sa grande surprise, Galen entend Zayne hurler un « Maintenant ! » et ne peut que constater que son adversaire se projette alors de manière surhumaine à travers la pièce sur des dizaines de mètres, en direction des ascenseurs. Cachée dans un recoin du sous-sol, Meera presse le détonateur qui déclenche la gigantesque explosion du stand impérial. Abasourdi, Galen se retrouve au sol dans les restes de sa cape brûlée, avant de réaliser que Zayne est déjà dans un ascenseur dont les portes se ferment. Réagissant alors immédiatement, l’Inquisiteur use de la Force pour lancer une caisse entre les portes de l’ascenseur, mais les pouvoirs de Zayne lui permettent de la bloquer au dernier moment. Les portes se referment et permettent à Zayne de filer vers les niveaux inférieurs, tandis que le fracas de la caisse s’écrasant contre les portes couvre à peine le hurlement de dépit de Galen.

Duel au sommet


Mais une horde de Stormtroopers s’est déjà lancée à la poursuite des fuyards, oubliant de fouiller la grande salle abandonnée – et passablement endommagée par la chute de son plafond – où se cache Meera. Se fiant aux vieux plans préalablement étudiés, le groupe se dirige en toute hâte vers le tarmac de la base, en empruntant un dédale de couloirs abandonnées, d’escaliers à peine éclairés par la lumière blanchâtre du sabre d’Alto et de gaines techniques oubliées – métaphore quasiment métaphysique du long cheminement tortueux et alambiqué du l’équipage depuis ces derniers mois. Inutile de se fondre dans la masse avec leurs uniformes impériaux : la couverture est grillée, si on en croit les messages échangés sur le canal général des casques impériaux. Dans ce cas, il n’y a plus de gêne à avoir : Hyabu lance un détonateur thermique dans l’escalier, histoire de clore définitivement tout débat avec leurs éventuels poursuivants. 

Dans les entrailles du Dôme


Enfin, Cornell peut dégager un sas d’accès au tarmac, pour découvrir que la base elle-même semble devoir se défendre contre une attaque, à en croire les tirs de turbolasers vers l’espace. Le groupe est immédiatement sorti de sa torpeur contemplatrice par la Toygruta de la vision d’Alto – Fulcrum ! –, accompagnée par un vieux droïde Astromech, et tenant fermement deux sabres laser blancs. Elle se détend en voyant Alto, range ses armes, attrape l’épaule de la jeune Mirialan – qui semble plongée dans un état second – et lui lance « C’est bon de te revoir ! ». Avant même qu’Alto ne puisse lui balbutier des questions pressantes, Fulcrum intime l’ordre à l’ensemble du groupe – que Zayne a rattrapé –de la suivre vers son navire, le « Twillight ». D’un commun accord, les deux artificiers rebelles Clark et Fenwep montent déjà à bord du vaisseau, à l’entrée duquel se tient le second de Fulcrum – un xéno au pelage bleu et à l’air revêche, maugréant contre cette « mission taxi ». Avant de monter à son tour, Fulcrum confie à Hyabu son second navire, un pathfinder nommé « Le Vaillant », ainsi que Chopper, son droïde Astromech. Charge au Commandant de convoyer le Colonel Vendrix au point de rendez-vous, tandis qu’elle ira sur le navire de la Reine Pirate récupérer « l’arme ». Parle-t-elle de la sonde clone ? de Suljo Warde ? d’autre chose ? Sous la canonnade ambiante, le temps manque hélas pour en savoir plus, mais Fulcrum jure à Alto que viendra plus tard un temps pour les questions et les réponses. 

Dans les profondeurs de la base, Meera doit retrouver seule le reste de son équipage. Se fiant à sa mémoire infaillible, la Chiss a pu rejoindre un de ses couloirs de service donnant accès aux innombrables vestiaires de la coursive d’accès du tarmac. Comme connecté à elle par un lien télépathique ténu, Cornell a, l’espace d’un instant, la fugace vision de Meera émergeant derrière les gigantesques verrières de la coursive que tout l’équipage a empruntée à son arrivée, tandis que « Le Vaillant » entame sa procédure de décollage. Meera a maintenant enlevé son armure pour revêtir une robe rose assortie à un court manteau froufroutant. Rassurée, elle peut s’engager dans la coursive mais constate avec déplaisir que la foule paniquée qui s’y presse est filtrée par un barrage de soldats vindicatifs. Sur un ton trahissant le stress de la troupe, des ordres sont aboyés pour que humains et xénos se répartissent sur deux files, et que tous les couvre-chefs soient ôtés. A son tour, Meera se fait la réflexion que les choses sont en train de se complexifier pour son cas, d’autant plus que toute retraite est désormais inutile, à en croire les soldats qui ont entamés une fouille minutieuse des vestiaires. 

C’est un Galen de fort mauvaise humeur qui rejoint désormais l’extrémité de la coursive, pour hurler sur les Stromtroopers pétrifiés qu’on lui amène tout ce qui a une peau de couleur bleue ou verte, et les petits xénos volants… Sa voix s’éteint lorsque son regard se pose sur la Chiss – qui recule pour s’adosser à la verrière. Un sourire carnassier se dessine sur le visage du jeune homme : cette fois, l’Inquisiteur ne laissera pas sa proie s’échapper. Manipulant les flux de Force environnants, il saisit Meera et l’attire à lui de manière irrépressible, pour finalement la menacer de son sabre laser crépitant, l’œil mauvais. En voilà au moins déjà une qu’il pourra définitivement rayer de la liste des empêcheurs de tourner en rond qui lui empoisonnent la vie depuis plusieurs semaines.

Suivant les indications de Cornell, « Le Vaillant » apparaît brusquement derrière la verrière, le sas d’accès grand ouvert, Zayne se tenant devant ses compagnons pour récupérer Meera. Mais pour une fois, Galen ne se laisse pas surprendre et il n’a aucune hésitation lorsqu’il abat son sabre à travers le torse de la Chiss – soutirant des hurlements au reste de l’équipage. Mais son sabre ne fait que traverser des organes qui n’existent pas, et Galen reste figé, comme désarçonné par l’absence de réaction tangible de Meera. La repoussant comme un vulgaire pantin, il scrute la large blessure qu’il lui a occasionné, et les connectiques électroniques et autres jets de liquide verdâtre qui s’en échappent de manière obscène – une androïde, qui plus est très sophistiquée ! L’espace d’un instant, l’incompréhension qui se lit sur le visage de Galen fige le temps, que l’équipage du Commandant Hyabu met immédiatement à profit pour tirer leur précieuse camarade de ce très mauvais pas.

En poste sur la tourelle de canons lasers, Alto détruit sans état d’âme la verrière, exposant tous les occupants aux gaz toxiques de l’atmosphère industrielle d’Alioren. Toujours au sol, Meera en profite pour simultanément déclencher une surcharge de son bras mécanique, qui s’ouvre telle un bouquet de fleurs mécaniques et rougeoyantes provenant d’un autre monde, pour finir par projeter tous ses adversaires au loin. D’un pas leste, elle s’élance alors dans le vide en direction du vaisseau, tandis que Zayne active ses pouvoirs pour l’attirer à elle, la récupérant au dernier moment d’une manœuvre habile. C’est jeu d’enfant pour Hyabu désormais, l’équipage est au complet et prêt à prendre la poudre d’escampette vers la prochaine destination que lui indiquera le droïde Chopper. Le vaisseau est déjà loin quand Galen reboutonne sa veste d’un air sombre et résigné.


Fuite de l'inhospitalière Alioren


Alto a déjà quitté son poste pour envelopper Meera dans sa couverture fétiche, celle dont elle se revêt au petit matin quand Meera leur prépare deux tasses de thé. Le bras tremblant, le corps barbouillé d’éclats et de liquides incongrus, la blessée – autant physiquement que psychiquement – laisse éclater sa colère contre elle-même, comme humiliée par un échec personnel majeur. A la fois soulagée de voir Meera fidèle à elle-même et sonnée par ce qui vient de se jouer, Alto rejoint le reste de l’équipage, qui évalue nerveusement la situation. A vrai dire, les choses se présentent mal : un massif combat spatial est à son paroxysme. Le croiseur Venator de la Reine Pirate subit les assauts farouches d’une horde de chasseurs TIE et d’un Destroyer, qui ont déjà abattu un cuirassé Hammerhead, en chute libre vers Alioren. Plus loin, une frégate corellienne et son escorte s’attaquent de manière désespérée à un croiseur, isolé du reste de la flotte impériale, bizarrement en retrait autour d’un étrange destroyer non-identifiable. 


Assaut sur le navire de la Reine Pirate


Suivant dans son imagination la trace du « Twillight » vers le Venator, Alto propose de suivre Fulcrum pour profiter de l’occasion et sauver Suljo Warde. Prenant énormément sur lui, Zayne décline cette option, arguant que l’équipage a une autre mission à remplir et que le moment n’est pas aux actions d’éclat – quand bien même se serait la vie de son père qui serait en jeu. Concluant les débats, Hyabu ne peut que lancer un « On dégage, les Jedis ! », d’un air peiné. Chacun sent bien que le vieux Maître emprisonné vit sans doute là ses derniers instants, piégé dans le Venator que la Reine Pirate a en toute connaissance de cause plongé dans une embuscade mortelle. Déjà, Chopper injecte les coordonnées du point de rendez-vous dans le navordinateur, mais Meera rejoint le cockpit en déclarant que « ce n’est pas un travail pour un droïde ! ». 

Entre temps, le Commandant Hyabu s’est connecté aux communications rebelles et prête une oreille attentive aux échanges entre les différents combattants. Leader Or annonce un arrêt de l’attaque pour se replier, mais la vieille Mary donne un contrordre cinglant, relevant le chef d’escadrille de ses fonctions en pleine bataille ! C’est est trop pour le Commandant Hyabu. D’une voix de stentor, il ordonne un regroupement dans son sillage des restes de la chasse rebelle et prend la tête de ceux voulant rompre l’assaut, pour sauver ce qui peut encore l’être. Mais l’emprise de la Reine Pirate doit encore être puissante, et il ne peut lancer un mouvement d’ampleur. Toutefois, intrigué par l’inquiétant croiseur non-identifié – on apprendra plus tard qu’il s’agit d’un navire de classe Interdictor – et par la tactique suggérant un artifice bloquant la fuite de la flotte rebelle, Hyabu ordonne de le torpiller à outrance, tandis que Meera transmet des vecteurs d’attaque optimaux.


"Le Vaillant" à la manoeuvre 


Le sentiment du devoir accompli, Hyabu s’écarte de la zone des combats et se prépare à son saut pour exfiltrer le Colonel Vendrix. Au loin, le Destroyer engagé par le Venator est en perdition, mais le navire de la Reine Pirate est également très sérieusement amoché. Alors que la situation ne semble pas encore désespérée pour le navire amiral rebelle, un énorme croiseur de combat Vindicator surgit brusquement de l’hyperespace et engage immédiatement la Reine Pirate : le Seigneur Vador passe personnellement à l’action… Le Venator se lance alors dans une manœuvre d’échappement, qui semble fonctionner à en croire la distance qui accroît entre les deux navires, mais quelque chose semble clocher lorsqu’il faut passer l’Interdictor… bientôt, quelques petits vaisseaux quittent le Venator. Quelques secondes plus tard, l’équipage ne peut que constater, sous le choc, l’explosion de ce qui fut le fleuron de la flotte rebelle dans cette zone de la Galaxie, avant que Hyabu ne lance le saut en hyperespace.


Dernière vision du Venator


Alors que la tension retombe enfin d’un cran parmi l’équipage, Meera souffre ouvertement et sa respiration mécanique, sifflante, renforce le malaise de Hyabu. On lit dans son regard un trouble, mélange de tristesse et de ressentiment face à ce qu’il vit peut-être comme une trahison personnelle. Mais rien ne sera échangé entre les deux anciens amants. Tandis que Zayne lui injecte un stimpack en premier secours, Meera est désormais plongée dans son esprit. Elle seule peut entendre des notes de musiques, des notes et la voix du Pacha Yunkaï, qui lui hurle de se concentrer sur son clavier...